Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a affirmé que Téhéran considère toujours la fin de la guerre au Liban et la garantie de sa souveraineté comme des priorités. Il a indiqué que l’Iran avait estimé de sa responsabilité de tout faire pour atteindre cet objectif et avait insisté pour l’inclure dans le mémorandum d’entente.
Selon lui, Téhéran «ne savait pas que son engagement envers le Liban serait affecté par un autre processus ou, dans les faits, ignoré à travers une autre opération», soulignant que ce dossier reste d’une «grande importance» pour l’Iran.
Concernant les États-Unis, Baqaei a accusé Washington d’avoir rompu ses engagements, estimant que le processus d’accord entre les deux pays était désormais «suspendu» en raison de la poursuite des attaques américaines contre l’Iran. «Nous resterons attachés à nos engagements tant que les États-Unis respecteront les leurs, mais on ne peut pas attendre d’une seule partie qu’elle honore ses obligations», a-t-il déclaré.
Il a ajouté que l’Iran «n’avait jamais été le premier à rompre un engagement», accusant Washington d’avoir violé l’accord dès ses premières étapes, ce qui aurait empêché Téhéran de poursuivre l’application de ses propres engagements.
Sur le volet militaire, le responsable iranien a affirmé que les États-Unis avaient utilisé certaines zones du détroit d’Ormuz ainsi que leurs bases militaires dans les pays du Golfe pour mener des attaques contre l’Iran. Il a assuré qu’«aucune disposition du mémorandum d’entente n’autorise les États-Unis à ouvrir une voie parallèle ou indépendante dans le détroit d’Ormuz».
Selon lui, les forces iraniennes demeurent «en état d'alerte maximal», tout en poursuivant les efforts diplomatiques. Il a condamné les frappes visant des infrastructures civiles en Iran, qu'il a qualifiées de «crimes de guerre» et de «tentative de génocide».
Enfin, le porte-parole a assuré que «le peuple iranien n'éprouve aucune hostilité envers le peuple américain», tout en estimant que «différentes tendances au sein de l'administration américaine empêchent la mise en œuvre des engagements qu'elle a elle-même acceptés dans le cadre du mémorandum d'entente». Il a également accusé les groupes de pression d'empêcher Washington de respecter ses engagements internationaux.



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