Le Hezbollah pro-iranien a organisé samedi des funérailles collectives pour une quarantaine de ses combattants tués dans son conflit avec Israël, dans un village méridional du Liban à la limite d'une zone occupée par les troupes israéliennes.
Le groupe islamiste s'abstient de communiquer sur le nombre de tués dans ses rangs, mais organise régulièrement des obsèques pour ses combattants à la faveur d'épisodes d'accalmie.
Un cessez-le-feu fragile est entré en vigueur fin juin entre le Hezbollah et Israël, dont le conflit avait été déclenché le 2 mars par des tirs de la formation chiite sur le territoire israélien.
Dans le village de Majdel Selm, largement endommagé par les hostilités, un photographe de l'AFP a vu un cortège de camions noirs, transportant des cercueils enveloppés du drapeau jaune du Hezbollah, avancer vers le cimetière.
Des femmes voilées de noir ont brandi des portraits de leurs proches en treillis, d'autres tenaient des images du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le 28 février.
Un avis adressé aux partisans du Hezbollah dans la localité, pour annoncer «les funérailles bénies des heureux martyrs de Majdel Selm», recensait les noms de 39 combattants tombés, ainsi que ceux de quatre civils tués dans la guerre et d'un cinquième mort de causes naturelles.
Une première invitation avait annoncé les funérailles de 129 personnes, mais la municipalité de Majdel Selm a ensuite publié une mise au point revoyant ce nombre à la baisse.
Les corps n'avaient pu être enterrés plus tôt dans le village à cause des hostilités.
Les rites chiites prévoient une inhumation temporaire lorsque les circonstances empêchent de véritables funérailles, ou lorsque le défunt ne peut être enterré à l'endroit souhaité.
Ces funérailles interviennent lors d'une visite à Washington du président libanais, qui doit rencontrer Donald Trump, dans le but de consolider le cessez-le-feu avec Israël.
AFP



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