Le président syrien Chareh à Ankara en marge du sommet de l'Otan
Le président syrien Ahmed al-Chareh observe la scène lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français à Damas, le 7 juillet 2026. ©Photo by LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Le président syrien Ahmad al-Chareh est arrivé mercredi à Ankara, où il rencontrera le locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, en marge du sommet de l'Otan.

Le sommet de l'Alliance, qui s'achève mercredi dans la capitale turque, réunit 36 chefs d'État et de gouvernement, dont plusieurs représentants de pays du Golfe.

Le chef de l'État syrien a été invité par le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Donald Trump, qui affiche sa proximité avec M. Erdogan, a qualifié de «costaud» Ahmad al-Chareh, un ancien combattant jihadiste arrivé au pouvoir à Damas en décembre 2024 après avoir renversé le président Bachar al-Assad.

«Grâce au président (Erdogan), nous avons une très bonne relation avec le nouveau dirigeant de la Syrie: il a fait un travail incroyable en un an et demi et a rassemblé tout le pays», a fait valoir mardi le président américain devant la presse, aux côtés de M. Erdogan.

«J’ai une très, très bonne relation avec lui. Quelqu’un a dit «il est assez dur (Chareh, NDLR). Et j'ai approuvé, comme le président (Erdogan). Il a fait un excellent travail, il a remis de l’ordre. Ce n’est pas une tâche facile», a-t-il insisté.

Treize ans de guerre meurtrière ont dévasté la Syrie, qui a besoin du soutien international pour se reconstruire et fait face à de nombreuses menaces.

Deux attentats à la bombe, qui ont fait dix-huit blessés, ont visé mardi l'hôtel où le président français Emmanuel Macron, en visite officielle à Damas, était descendu.

Ahmad al-Chareh avait été reçu à la Maison Blanche en novembre 2025 et avait indiqué «rechercher des canaux économiques» pour soutenir son pays.

En revanche, il a refusé le mois dernier d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah chiite pro-iranien, en conflit avec Israël, comme l'avait suggéré Donald Trump.

«Nous recherchons des canaux économiques entre le Liban et la Syrie et non des canaux militaires», avait-il indiqué, alors que des frappes israéliennes continuent de viser le sud du Liban et que des pourparlers entre Israël et le Liban sont annoncés prochainement à Rome.

AFP

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