Mondial-2026: Messi renverse tout et momifie l'Égypte, pour envoyer l'Argentine en quart
Le défenseur argentin n°13 Cristian Romero inscrit le premier but de son équipe face au gardien égyptien n°23 Mostafa Shoubir lors du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Argentine et l’Égypte, au stade d’Atlanta, à Atlanta, le 7 juillet 2026. ©Odd Andersen / AFP

Que serait l'Argentine sans Lionel Messi ? Probablement éliminée précocement du Mondial, si le génie, encore buteur et passeur, n'était pas sorti de sa boite pour ramener l'Albiceleste des enfers contre l'Égypte (3-2), qui avait presque réussi le coup parfait mardi à Atlanta.

Les champions en titre, qui ont encore trouvé les ressources pour s'en sortir, après leur frayeur en 16ᵉ de finale face au très modeste Cap-Vert qui les avait poussés jusqu'à la prolongation, affronteront la Colombie ou la Suisse, opposés à 13h00 à Vancouver (20h00 GMT, 22h00 françaises).

Messi, encore Messi, toujours Messi

Les larmes de la «pulga» (la puce) en disaient très, très long sur la pelouse, des émotions qui l'ont parcourue au coup de sifflet final. Elles étaient d'une joie mêlée d'un immense soulagement après avoir vu de près la sortie dans cette Coupe du monde, lors d'un match où rien n'a fonctionné jusqu'aux vingt dernières minutes extraordinaires qu'il a su livrer, histoire de dorer encore plus sa légende.

D'abord l'Égypte a ouvert le score par Yasser Ibrahim (15e), ensuite Messi a raté son deuxième penalty de la compétition (21e), le poteau a renvoyé son coup franc enroulé (31e) et le gardien Mostafa Shobeir a frustré Julian Alvarez d'un superbe arrêt réflexe (39e).

Alors, quand à la 67e minute, Zico a doublé le score au bout d'une autre contre-attaque formidablement lancée par Haissem Hassan, dont le débordement rappelait Jean Tigana face au Portugal en demi-finale de l'Euro-1984, l'Argentine n'avait plus qu'un pied au bord du précipice.

Mais ce pied était gauche et appartenait à l'un des plus grands joueurs de l'histoire qui n'avait pas du tout envie que tout s'arrête comme ça. Alors, fatigué de buter sur le mur rouge érigé face à lui, il s'est replacé sur le côté droit et a délivré un centre parfait pour Cristian Romero, qui a réduit le score (78e).

Puis les vagues ciel et blanc ont déferlé sur la surface égyptienne et le N.10, toujours placé là où il faut, a allumé une demi-volée qui a fait plier les gants du gardien pour égaliser (83e). Son 8e but du tournoi, pour repasser devant Kylian Mbappé et Erling Haaland (7), son 21e en Coupe du monde. Stratosphérique.

Contrairement à Mohamed Salah, qui a perdu le ballon au départ de l'action, Messi n'a été pour rien dans le but libérateur d'Enzo Fernandez dans le temps additionnel, mais son bonheur après un tel retournement de situation était évidemment immense.

«Il y a beaucoup de joie d’avoir obtenu la qualification, ça s’était compliqué en étant mené 2-0, alors c’est très émouvant d’avoir réussi à renverser la situation encore une fois», a commenté Messi sur le site de la FIFA.

Contrairement à Cristiano Ronaldo, sorti tête basse et esseulé la veille face à l'Espagne, le capitaine argentin poursuit tant bien que mal sa route avec des coéquipiers qui donnent tout pour lui.

Et pour l'heure ça suffit.

La Roja brise le rêve de Ronaldo

Lundi, le choc Espagne-Portugal a ressemblé à une partie d'échecs entre deux équipes se connaissant par cœur, avec d'un côté Lamine Yamal et de l'autre Cristiano Ronaldo, qui ont finalement peu éclaboussé de leur talent la rencontre.i

Ce sont finalement les champions d'Europe qui se sont imposés 1-0 grâce à un but de Mikel Merino dans le temps additionnel.

Ronaldo, lui, a eu trop peu de munitions pour s'illustrer. Et à voir son regard embué une fois le match fini, puis son retour dans le vestiaire en traînant un corps marqué par les efforts, une émotion particulière au parfum d'adieu transpirait de la légende portugaise.

«La vérité, c'est que c'était ma dernière Coupe du monde, mais pour le reste, j'aurai le temps d'y réfléchir», a déclaré le capitaine portugais.

La Belgique met fin à la blague

La Belgique, elle a très nettement dominé les États-Unis (4-1), malgré la présence de Folarin Balogun sur le terrain après deux jours d'intense polémique.

La déception est immense pour Team USA, qui avait réussi à créer un engouement populaire au pays du soccer, encore loin d'être roi, jusqu'à cette fin brutale.

Si la qualification de la Belgique a mis un terme sportif à l'affaire Balogun, le scandale restera dans les annales de la Coupe du monde. Au lendemain de la retentissante et inédite décision de la FIFA de lever la suspension de l'attaquant américain, Donald Trump a en effet confirmé qu'il était intervenu auprès de Gianni Infantino, pour faire en sorte de réexaminer la sanction qu'il trouvait «injuste».

De quoi engendrer des réactions outrées, qui ont même gagné le monde politique en Belgique, en Allemagne et en France.

AFP

 

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