Les cours du pétrole progressent mardi, portés par la situation encore volatile dans le détroit d'Ormuz, où un tanker a été atteint lundi par un projectile non identifié au large d'Oman.
Ce navire «a indiqué avoir été touché par un projectile inconnu», qui a provoqué un incendie, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO, ajoutant que l'incident n'avait pas fait de blessé ni causé de dommage à l'environnement.
«Ce dernier développement pourrait signaler une possible réescalade des tensions au Moyen-Orient, ce qui pourrait à son tour exercer une nouvelle pression haussière sur les prix de l'énergie», souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.
«Mais pour l'instant, le marché pétrolier est principalement tiré par une offre abondante: la libération de réserves stratégiques de pétrole et la demande atone de la Chine depuis le début de la guerre avec l'Iran ont conduit à une surabondance dans certains marchés clés», ajoute-t-elle.
Elle relève aussi que «les tankers chargés de pétrole qui attendaient depuis des mois de pouvoir quitter le détroit d'Ormuz naviguent à la recherche d'acheteurs».
Vers 09H00 GMT (11H00 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, prenait 1,44 % à 73,03 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, gagnait 1,34 % à 69,47 dollars.
«Il ne s'agit pas d'un bond majeur», estime Kathleen Brooks, analyste pour la plateforme XTB. «Cela rappelle toutefois que la menace de nouvelles attaques n'est jamais très éloignée.»
Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait «tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux», citant deux responsables américains.
Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché et présente des dégâts importants, une information que l'AFP n'a pas été en mesure de confirmer de manière indépendante.
Les navires marchands ont été fortement affectés par le conflit au Moyen-Orient depuis le 1er mars, lorsque l'Iran a fermé ce passage vital en représailles à des frappes américaines et israéliennes, les États-Unis imposant pour leur part un blocus des ports iraniens.
Le trafic maritime a repris après la signature d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran le 17 juin pour mettre fin au conflit. Mais l'Iran répète, en dépit de l'opposition des États-Unis, qu'il n'y aura pas de retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage du détroit était gratuit.
AFP



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