Le pétrole recule avec les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis
Une vue aérienne montre des réservoirs de stockage de pétrole au port de Tsing Yi à Hong Kong, le 17 mars 2026. © Peter Parks / AFP

Les prix du pétrole ont reflué mercredi, le marché tablant sur un apaisement géopolitique alors que des discussions techniques sont en cours entre représentants américains et iraniens à Doha.

Le cours du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c'est le premier jour d'utilisation en tant que contrat de référence, a reculé de 1,89% à 71,57 dollars.

Ce prix est plus bas que la clôture du 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines en Iran.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, a perdu 1,32% à 68,58 dollars.

Washington et Téhéran sont engagés depuis mi-juin dans des négociations censées durer 60 jours, un délai renouvelable, après la signature d'un protocole d'accord le 17 juin sous médiation pakistanaise et qatarie.

Un diplomate au fait des négociations a indiqué à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que des discussions étaient en cours mercredi dans la capitale du Qatar.

Le président américain a évoqué de «très bonnes» réunions, affirmant que «tout se passe bien».

En parallèle, «les opérateurs tirent un certain réconfort de l'assouplissement du blocus dans le détroit d'Ormuz», écrit David Morrison, analyste chez Trade Nation.

Si des bateaux transportant des matières premières ont franchi ce passage stratégique ces derniers jours, le trafic maritime reste toutefois moins élevé qu'en temps normal.

«Et il semble que Téhéran souhaite percevoir une redevance pour escorter les navires traversant le détroit, bien que l'administration Trump insiste sur le fait que cela ne peut en aucun cas faire partie d'un accord de paix», explique David Morrison.

Les syndicats et employeurs du secteur maritime ont par ailleurs indiqué dans un communiqué qu'ils continueront de considérer au moins jusqu'au 9 juillet le détroit comme une zone de guerre.

L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a aussi annoncé mercredi que 89 millions de barils de pétrole ont désormais été prélevés sur la réserve stratégique des États-Unis.

Il s'agit de la moitié de l'engagement pris par Washington (172 millions de barils) pour faire face à l'absence d'une partie des exportations d'hydrocarbures du Golfe, provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

AFP

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