Le pétrole stable après une hausse attendue des quotas de l'Opep+
Vue aérienne de réservoirs de stockage de pétrole au terminal d’approvisionnement en carburant Sunoco LP, le 15 juin 2026 à Austin, au Texas. ©Brandon Bell / Getty Images / AFP

Les cours du pétrole se stabilisent lundi, marquant une très légère baisse, bridés par la hausse des quotas de production de l'Opep+ et une reprise progressive des transits dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, lâchait 0,71% à 71,61 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, perdait 0,66% à 68,24 dollars.

L'Arabie saoudite, la Russie et cinq autres membres de l'Opep+ ont, sans surprise, décidé de relever à nouveau leurs quotas de production de pétrole dimanche, de 188.000 barils par jour à partir d'août.

Ces pays producteurs «vendent sur un marché en repli, ce qui laisse peu d'espoir d'un redressement imminent» des cours, bien que «des prix du pétrole plus bas stimuleront sans aucun doute la demande à plus long terme», estime Tamas Varga, analyste chez PVM Energy.

La quasi-paralysie du détroit d'Ormuz depuis le déclenchement des frappes américano-israéliennes contre l'Iran avait fortement perturbé les exportations des pays du Golfe, contraignant plusieurs producteurs à réduire leur offre.

Depuis la signature du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, la situation se débloque cependant.

La société de suivi maritime Kpler notait la semaine dernière entre 30 et 60 traversées quotidiennes de navires, pour beaucoup commerciaux.

«Il règne un calme relatif au Moyen-Orient», estime M. Varga, qui constate qu'«alors que le fragile cessez-le-feu continue de tenir, malgré des escarmouches sporadiques, les volumes de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz augmentent quasiment jour après jour».

Selon Vivek Dhar, analyste chez CBA, «les flux de pétrole» via ce passage «atteindront un niveau qui finira par surapprovisionner le marché».

L'analyste estime «que les exportations de pétrole passant par le détroit n'ont besoin de retrouver qu'environ 60 à 70% de leurs niveaux d'avant-guerre, compte tenu des oléoducs permettant de le contourner», «et de la croissance de l'offre hors Opep+» pour revenir à la «surabondance observée plus tôt cette année».

AFP

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