Déjà qualifié pour le deuxième tour des qualifications asiatiques du Mondial 2027, le Liban a ajouté une victoire importante à son bilan en s’imposant en Arabie saoudite (88-82). Dans un match plus serré que lors de la fenêtre précédente, les hommes d’Ahmad Farran ont fait la différence au sang-froid, avec un 18/18 parfait aux lancers-francs et un tir primé décisif de Jihad El Khatib dans le money-time.
Le billet pour le deuxième tour était déjà en poche, mais l’enjeu restait réel. Dans ces qualifications asiatiques du Mondial 2027, les résultats sont conservés au tour suivant. Chaque victoire continue donc de peser dans le bilan, même une fois la qualification acquise.
À Jeddah, le Liban n’a pas disputé un simple match de calendrier. Face à une Arabie saoudite elle aussi qualifiée, portée par son public et par une dynamique positive après sa victoire face au Qatar (86-80), les Libanais ont dû sortir un match solide pour l’emporter 88-82.
Une Arabie saoudite plus consistante
Cette fois, rien à voir avec le 94-64 signé par le Liban à Zouk Mikaël lors de la fenêtre précédente. L’Arabie saoudite a montré un visage plus agressif, plus structuré, plus dur sur le porteur. Dès l’entre-deux, le ton était donné: contact, rythme, pression défensive et possessions disputées.
Le Liban a terminé le premier quart avec trois points d’avance, mais les deux périodes suivantes ont été favorables aux Saoudiens, qui les ont remportées de peu. Les locaux ont même compté jusqu’à sept longueurs d’avance, preuve que la soirée n’avait rien d’une formalité.
Le match a alors basculé dans un vrai bras de fer de fenêtre: peu de marge, beaucoup d’intensité, des séquences hachées et un dernier quart où chaque possession avait le poids d’un money-time.
Un 18/18 aux lancers qui pèse lourd
Dans ce type de match, les détails font la différence. Le plus important côté libanais est venu de la ligne des lancers-francs: 18 tentatives, 18 réussites. Un sans-faute rare, seulement le deuxième à 100% dans l’histoire des qualifications asiatiques au Mondial.
Dans une victoire de six points, cette précision a été capitale. L’Arabie saoudite, elle, a laissé sept points en route avec un 17/24. Le calcul est simple: dans un match serré, ces possessions gratuites deviennent des possessions décisives.
Surtout, le Liban a montré du sang-froid. Quand la salle a poussé, quand les Saoudiens ont pris le momentum, les Libanais n’ont pas paniqué. Ils ont attaqué le cercle, provoqué les fautes, contrôlé le tempo et converti sur la ligne.
Jihad El Khatib au bon moment
Le tournant est arrivé à 1 minute 57 de la fin. Le score était de 79-79. Revenu sur le parquet quelques instants plus tôt, Jihad El Khatib a pris ses responsabilités et planté un tir à trois points qui a remis le Liban devant pour de bon.
Ce panier a cassé l’élan saoudien et confirmé la montée en puissance du jeune joueur en sélection. Depuis ses premiers matchs avec l’équipe nationale, El Khatib apporte de l’adresse, du culot et une vraie présence dans les séquences chaudes. Son nom attire forcément l’attention, mais ses minutes commencent surtout à parler d’elles-mêmes.
Dans la foulée, Sergio El Darwich a ajouté une action forte avec un dunk dans le clutch, symbole d’un Liban qui n’a pas seulement géré la fin de match, mais qui a répondu physiquement quand l’Arabie saoudite tentait encore de revenir.
Un succès utile pour le deuxième tour
Cette victoire confirme aussi que le duel régional a changé de ton. L’Arabie saoudite progresse, et elle l’a montré. Elle n’a plus ressemblé à l’équipe dépassée du match aller. Elle a contesté, mené, imposé des séquences et poussé le Liban jusqu’au bout.
Mais l’historique reste favorable aux Libanais. L’Arabie saoudite n’a plus battu le Liban dans une grande compétition FIBA depuis 1999. Depuis, le Liban a enchaîné les succès, souvent larges, parfois plus serrés, comme ce 88-82 à Jeddah.
Pour Ahmad Farran, l’essentiel est double: gagner à l’extérieur contre un adversaire déjà qualifié, et ajouter une victoire qui comptera dans la suite de la campagne. Après avoir validé son billet, le Liban continue donc de construire son bilan.




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