Le Premier ministre Nawaf Salam a affirmé que l'accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël sous médiation américaine vise à obtenir le retrait complet des forces israéliennes du territoire libanais et à permettre à l'État de rétablir sa pleine souveraineté sur l'ensemble du pays.
Dans un communiqué publié après l'annonce de la signature de l'accord à Washington, le chef du gouvernement a indiqué que ce cadre devait ouvrir la voie au retour des habitants dans leurs villes et villages ainsi qu'au lancement du processus de reconstruction des régions touchées par la guerre.
Nawaf Salam a souligné que les engagements assumés par le Liban dans le cadre de cet accord, notamment l'extension de l'autorité de l'État à travers ses forces armées sur l'ensemble du territoire, ne constituaient pas de nouvelles obligations. Selon lui, ces principes découlent des dispositions de l'accord de Taëf et des exigences rappelées par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le Premier ministre a également rappelé que la déclaration sur la cessation des hostilités adoptée en 2024 par le précédent gouvernement stipulait déjà que seules les forces légitimes de l'État étaient habilitées à porter les armes au Liban. Il a ajouté que le programme gouvernemental de l'actuel Cabinet, sur la base duquel celui-ci a obtenu la confiance du Parlement, réaffirmait le principe selon lequel l'État est seul détenteur de la décision de guerre et de paix.
Nawaf Salam a enfin remercié les États-Unis ainsi que les pays arabes et amis ayant contribué aux efforts diplomatiques ayant conduit à cet accord. Il a exprimé l'espoir de voir débuter rapidement le retrait israélien du territoire libanais afin de permettre le retour des habitants dans leurs foyers «dans la sécurité et la dignité» et d'engager la reconstruction des zones dévastées.



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