Le président Joseph Aoun a affirmé jeudi que le Liban avait davantage besoin d’investissements que d’aide financière, tout en soulignant l’importance du soutien international pour préserver la stabilité du pays et renforcer ses institutions sécuritaires.
S’exprimant devant une délégation ministérielle conjointe qatarie, française et britannique, le chef de l’État a plaidé pour un changement d’approche dans la relation du Liban avec ses partenaires étrangers. «Le Liban n’a pas besoin d’aides mais d’investissements», a-t-il déclaré, estimant que la diaspora libanaise pouvait jouer un rôle central dans la reconstruction et le redressement économique du pays.
Selon lui, la responsabilité des autorités consiste désormais à créer les conditions favorables à ce retour des capitaux et des compétences, à travers la mise en œuvre de réformes capables de restaurer la confiance.
Par ailleurs, il a estimé que la stabilité du Liban constituait un enjeu dépassant les seules frontières du pays. «La stabilité et la sécurité au Liban sont importantes non seulement pour la région mais aussi pour l’Europe. Il ne peut y avoir de stabilité dans la région et en Europe sans stabilité au Liban», a-t-il déclaré.
Joseph Aoun a remercié les pays représentés pour leur soutien, jugeant essentiel leur engagement tant sur le plan humanitaire que dans l’appui apporté à l’armée et aux forces de sécurité libanaises. Selon lui, ces institutions demeurent la principale garantie de la sécurité et de la stabilité du pays, ainsi qu’un pilier indispensable de sa relance.
Les réformes, une priorité nationale
Le président a également insisté sur le fait que les réformes économiques, financières, administratives et judiciaires ne répondaient pas seulement aux attentes de la communauté internationale, mais constituaient avant tout une exigence nationale.
«Le processus de réformes est une demande fondamentale des Libanais avant d’être celle des pays amis qui soutiennent le Liban», a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que la guerre avait retardé plusieurs chantiers lancés dès la formation du gouvernement.
Restaurer la confiance dans l’État
Le chef de l’État a enfin souligné que l’action de son mandat visait à rétablir la crédibilité du Liban auprès de ses partenaires internationaux tout en renforçant la confiance des citoyens dans leurs institutions.
«Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est rétablir la confiance extérieure envers le Liban, tout en rétablissant la confiance des Libanais dans leur État», a-t-il conclu.



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