Le pétrole continue de chuter après la signature de l'accord États-Unis/Iran
Les marchés financiers saluent la signature du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran. La perspective d'une réouverture du détroit d'Ormuz entraîne une forte baisse des cours du pétrole, tandis que les Bourses asiatiques progressent, avec un record historique pour l'indice Kospi à Séoul, porté par le secteur des semi-conducteurs. ©SAMEER AL-DOUMY / AFP

Le pétrole accentuait son recul jeudi après la signature du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran prévoyant la réouverture du détroit d'Ormuz, une évolution qui soutenait les marchés asiatiques, tandis que les valeurs technologiques propulsaient la Bourse de Séoul à un niveau historique.

Le pétrole poursuit sa baisse.

Vers 06H25 GMT, le baril de WTI américain cédait 3,40% à 74,18 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord reculait de 3,02% à 77,15 dollars.

Les présidents américain et iranien ont signé à distance mercredi soir un protocole d'accord prévoyant la cessation des hostilités, la levée du blocus américain des ports iraniens et la réouverture du détroit d'Ormuz.

Le quasi-blocage depuis fin février de cette voie maritime stratégique, par laquelle transite habituellement près d'un cinquième du pétrole mondial, avait provoqué une flambée des cours. Depuis l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran, les prix de l'or noir ont nettement reflué.

Les investisseurs accueillent favorablement la confirmation de la signature du texte.

«Si les marchés intégraient déjà l'hypothèse d'une normalisation progressive du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, il subsistait un risque significatif d'échec des négociations à la dernière minute. Cet accord réduit considérablement ce risque extrême», estime Rajeev De Mello, gérant chez Gama Asset Management.

Stephen Innes, de SPI Asset Management, souligne que «la signature d'un protocole d'accord et une voie plus rapide vers la réouverture d'Ormuz devraient permettre d'éliminer une partie de la prime de risque liée à la panique sur le marché du brut».

Les bourses asiatiques en hausse

À Tokyo, l'indice Nikkei a terminé en hausse de 1,64% à 71.053,49 points, après avoir inscrit un nouveau record historique en séance.

À Séoul, le Kospi a bondi de 2,25%, franchissant pour la première fois la barre symbolique des 9.000 points. Les géants des semi-conducteurs Samsung et SK Hynix ont largement contribué à cette progression.

«La Corée du Sud fournit environ 80% des puces mémoire mondiales. Les semi-conducteurs représentent la moitié de la production industrielle nationale: c'est la principale raison qui explique la progression du Kospi vers les 9.000 points», explique Kim Dae-jong, de l'université Sejong.

La Bourse de Taipei a gagné 1,28%, tandis que Sydney a reculé de 0,62%. À Hong Kong, l'indice Hang Seng perdait 2,09% vers 06H30 GMT.

La baisse des prix de l'énergie a permis aux marchés de relativiser les signaux plus restrictifs envoyés par la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a maintenu ses taux mais laissé entendre qu'un durcissement monétaire restait possible face aux risques inflationnistes.

Le yen sous pression

La perspective de taux américains durablement élevés continue de peser sur les devises asiatiques.

Vers 06H30 GMT, le yen s'échangeait à 160,65 yens pour un dollar après avoir touché 160,75 yens en début de séance, son niveau le plus faible depuis juillet 2024.

À l'inverse, l'or profitait de la prudence persistante des investisseurs et progressait de 1,09%, à 4.303 dollars l'once.

AFP

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