Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a qualifié mercredi l'accord annoncé entre les États-Unis et l'Iran de «grande victoire» pour Téhéran, et de «moment charnière» pour le Liban.
Dans un message télévisé, il a félicité «le peuple iranien, la résistance et les peuples (...) assoiffés d'indépendance et de liberté pour cette grande victoire», et appelé à en «tirer profit» au Liban pour «expulser Israël» du territoire du pays.
Pour le chef du Hezbollah, les négociations entre le Liban et Israël doivent se limiter à «la sécurité mutuelle», et que «tout projet de désarmer (le groupe pro-iranien) ne passera pas». Ce projet serait «une recette d'Israël pour tout s'approprier et détruire le pays, a-t-il fustigé.
ll a appelé à laisser la question «interne» de son désarmement en dehors des négociations et estimé que «la principale demande» du Liban doit être de «rétablir la souveraineté du pays».
Dans ce cadre, cheikh Kassem a appelé à tirer parti de l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024 pour mettre en œuvre cinq points: l’arrêt des agressions aériennes, terrestres et maritimes, le retrait d’Israël de l’ensemble du territoire libanais, la libération des prisonniers, le retour des déplacés, ainsi que la reconstruction.
«Il n’existe ni zones d’essai ni zones jaunes. Israël doit se retirer et se retirera. L’exigence essentielle dans toute négociation est le rétablissement de la souveraineté du Liban, sans aucune ingérence israélienne dans ses affaires intérieures», a-t-il martelé.
«Nous appelons le président de la République et les autorités politiques à assumer leurs responsabilités afin de rassembler les positions, de favoriser le dialogue, une discussion apaisée et un accord entre nous. Nous sommes prêts à coopérer et nous l’avons déjà démontré, en facilitant le déploiement de l’armée libanaise dans le Sud. Nous avons fait preuve du plus haut niveau de discipline pendant 15 mois. Nous sommes disposés à coopérer et nous devons même être unis à ce moment crucial», a-t-il encore dit.



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