Cohen: Le désarmement du Hezbollah conditionne l’avenir des relations entre le Liban et Israël
Eli Cohen a averti qu’Israël répondrait à toute attaque lancée depuis le territoire libanais. ©Shutterstock

Dans un entretien accordé à la chaîne Alhurra, le ministre israélien de l’Énergie et membre du cabinet de sécurité israélien, Eli Cohen, a affirmé que le Hezbollah demeure, selon lui, le principal obstacle à toute perspective de paix entre le Liban et Israël.

Estimant que le Liban reste sous l’influence de l’Iran, Cohen a soutenu que le Hezbollah «ne sert pas les intérêts du peuple libanais», mais agit comme «un bras iranien au service de Téhéran». Il a affirmé que «ce qui empêche la paix entre le Liban et Israël, c’est le Hezbollah, et le Hezbollah, c’est l’Iran».

Le responsable israélien a appelé les autorités libanaises à saisir ce qu’il a qualifié d’«occasion historique» pour agir contre le groupe chiite. Selon lui, le Hezbollah se trouve aujourd’hui dans une position difficile à la suite des opérations militaires israéliennes, tandis que le Liban bénéficie d’un soutien occidental, notamment américain et européen.

Cohen a également averti qu’Israël répondrait à toute attaque lancée depuis le territoire libanais. «Dès que nous verrons des tirs ou des attaques dirigés contre Israël, nous frapperons n’importe où au Liban, y compris à Beyrouth et dans la banlieue sud», a-t-il déclaré, estimant qu’Israël ne pouvait accepter une situation où l’armée libanaise resterait inactive face au Hezbollah.

Interrogé sur l’avenir des relations entre les deux pays, le ministre israélien a établi un lien direct entre le désarmement du Hezbollah et toute perspective de stabilité ou de coopération régionale. Il a affirmé que, dans l’hypothèse où le mouvement serait désarmé et où la paix s’installerait, Israël pourrait coopérer avec le Liban dans plusieurs secteurs, notamment l’eau, le gaz et l’électricité.

Selon Cohen, le Liban pourrait alors retrouver sa place et renouer avec la prospérité économique. Il a toutefois insisté sur le fait qu’«aussi longtemps que le Hezbollah restera armé, il n’y aura pas d’avenir pour la stabilité et la prospérité» entre les deux pays.

Par ailleurs, Eli Cohen a accusé le président turc Recep Tayyip Erdoğan de chercher à restaurer l’«influence ottomane» dans la région en renforçant le rôle d’Ankara en Syrie et au Liban.

«Il veut étendre son contrôle sur la Syrie, mais aussi sur le Liban», a déclaré le ministre israélien à Alhurra.

Cohen a toutefois affirmé qu’Israël ne cherchait pas à exercer un contrôle sur la Syrie ou le Liban. «Nous n’avons qu’un seul objectif: garantir notre sécurité et empêcher toute attaque contre Israël lancée depuis le territoire syrien ou libanais», a-t-il ajouté.

 

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