La Syrie a signé mardi un contrat avec le géant américain de l'énergie ConocoPhillips pour développer son secteur gazier, selon les médias d'État, au moment où le pays cherche à attirer les investisseurs afin de moderniser ses infrastructures après la guerre.
La Société syrienne de pétrole (SPC) a conclu ce contrat avec «les sociétés américaines ConocoPhillips et Novaterra Energy afin de développer plusieurs champs gaziers en Syrie et d'augmenter la production des champs existants» pour «renforcer les approvisionnements en gaz nécessaires au secteur de l'électricité et à d'autres secteurs vitaux», a indiqué l'agence de presse officielle Sana.
Lors d'une visite à Washington la semaine dernière, le directeur général de SPC, Youssef Qablawi, avait estimé qu'il s'agirait du «plus important contrat» signé depuis l'arrivée au pouvoir des nouvelles autorités après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Aucun montant n'a toutefois été dévoilé.
La production de pétrole, de gaz et d'électricité de la Syrie a été grandement affectée par la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024.
Les nouvelles autorités islamistes ont récemment repris le contrôle du plus grand champ pétrolifère, al-Omar, situé dans l'est du pays, après le retrait des forces kurdes à la faveur d'un accord entre les deux parties.
Elles cherchent désormais à moderniser les infrastructures énergétiques, à attirer les investissements et visent une production d'un million de barils de pétrole par jour d'ici 2030.
En mai, le pays avait déjà signé un mémorandum d'accord avec ConocoPhillips, le français TotalEnergies et QatarEnergy sur l'exploration pétrolière et gazière offshore.
En février, un autre accord avait été conclu, impliquant notamment le géant pétrolier américain Chevron.
AFP



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