Le Liban n'a pas été informé de l'accord entre l'Iran et les États-Unis
Une photo prise depuis la localité de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre la fumée s'élevant du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé le village de Kfar Tibnit le 11 mai 2026. ©AFP

Le Liban n'a pas été informé de l'accord entre les États-Unis et l'Iran, qui prévoit la fin de la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient, y compris entre le Liban et Israël, a indiqué une source officielle à l'AFP lundi.

«Nous n'avons pas été informés des termes de l'accord», ni du moment de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu dans la guerre qui oppose le Hezbollah à Israël depuis le 2 mars, a indiqué cette source officielle libanaise qui a requis l'anonymat.

Les violences dans le sud ont cependant baissé en intensité et l'Agence nationale d'information (ANI, officielle) a rapporté des bombardements israéliens à l'artillerie, mais pas de frappes lundi matin.

Le Hezbollah pro-iranien n'a pour sa part plus revendiqué d'attaques contre Israël depuis la nuit.

La teneur de l'accord annoncée dans la nuit n'a pas été rendue publique.

Le président du Parlement, Nabih Berry, qui joue un rôle d'intermédiaire entre le Hezbollah et les États-Unis, a salué dans un communiqué «l'Iran et les États-Unis».

Il les a remerciés pour avoir «insisté à inclure dans l'accord une clause essentielle et contraignante stipulant l'arrêt de l'agression israélienne contre tout le Liban».

L'accord prévoit «la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban», a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi.

Israël n'a pas commenté l'accord, mais un ministre d'extrême droite, Itamar Ben Gvir, a affirmé que «l'accord de Trump ne nous engage pas (...)».

Les correspondants de l'AFP ont constaté lundi matin un retour timide d'habitants vers des zones du sud qui ne sont pas occupées par l'armée israélienne.

AFP

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