Iran: la mission maritime internationale initiée par Paris et Londres «prête à accompagner» la réouverture d'Ormuz
Un bateau s’approche du porte-conteneurs Marsa Victory, battant pavillon de Saint-Christophe-et-Niévès, alors qu’il navigue dans les eaux du détroit d’Ormuz, au large de Khasab, sur la péninsule du Musandam dans le nord d’Oman, le 25 juin 2025.  ©Giuseppe Cacace / AFP

Emmanuel Macron, qui accueille Donald Trump à Évian pour le Sommet du G7, a déclaré lundi que la mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-Uni était «prête à accompagner» la réouverture du détroit d'Ormuz après l'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran.

«Les moyens sont en place et prêts à être engagés», a souligné le président sur X, notant l'importance d'une «réouverture urgente et inconditionnelle du détroit d'Ormuz».

«La reprise du trafic maritime, sans restriction ni péage, est une condition indispensable à la stabilité régionale et à l'économie mondiale», a-t-il ajouté.

Les prix du carburant ont plongé de 5 % lundi à l'annonce de l'accord. Ils s'étaient envolés avec la fermeture du détroit depuis le début de la guerre fin février, car une grande part du pétrole exporté de la région y transite en temps normal.

La France et le Royaume-Uni ont proposé, avec d'autres pays, une mission internationale de déminage et de sécurisation de ce passage stratégique à déployer après la conclusion d'un accord entre les États-Unis et l'Iran. Cette option sera sur la table du sommet du G7 qui s'ouvre lundi à Évian.

«J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots !», s'était félicité le président américain Donald Trump après l'annonce de l'accord avec Téhéran.

Cette ouverture interviendra «dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage», a-t-il assuré.

Pour pouvoir mettre en place la mission internationale, «il faut qu'il y ait un accord de toutes les parties», a souligné la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo sur France Inter, affirmant que ce serait l'objet des discussions des prochains jours au G7.

«Nous sommes prêts à appuyer avec nos partenaires des opérations qui seraient nécessaires, de déminage (...) On a le cadre général, maintenant, il faut le construire, ce cadre», a-t-elle ajouté.

AFP

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