Trois drones frappent le territoire israélien, appels à des attaques contre la banlieue sud
Frappes, drones et tensions militaires des deux côtés de la frontière. ©Al-Markazia

L'armée israélienne a annoncé dimanche à deux reprises que le territoire israélien avait été la cible de drones tirés depuis le Liban, sans faire de victimes, alors qu'un accord de paix au Moyen-Orient est présenté comme imminent.

Après une première annonce faisant état de deux impacts constatés dans le nord d'Israël, «près de la frontière avec le Liban», l'armée israélienne a déclaré qu'un nouveau tir avait provoqué un autre impact sur le territoire israélien.

«À la suite des alertes déclenchées il y a peu concernant l'infiltration d'un aéronef ennemi», un impact a été identifié «sur le territoire de l'État d'Israël, à proximité de la frontière avec le Liban», a indiqué l'armée.

Deux ministres israéliens d'extrême droite, membres du cabinet de sécurité, ont appelé après la première frappe à des attaques de représailles contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, connue sous le nom de Dahiyé.

«Les tirs sur les localités du nord mettent à l'épreuve la doctrine de Dahiyé déclarée par le Premier ministre. Je l'appelle à l'appliquer avec détermination et fermeté, et à détruire des bâtiments à Dahiyé», a déclaré sur X le ministre des Finances, Bezalel Smotrich.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar ben Gvir, également membre de l'ultra-droite israélienne, a pour sa part écrit sur X: «Pour chaque drone, un missile; pour chaque violation, feu; pour chaque drone, Dahiyé doit trembler».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a averti ces derniers jours qu'Israël n'hésiterait pas à frapper la banlieue sud de Beyrouth en cas de tirs du Hezbollah sur des localités du nord d'Israël, une ligne qui, selon lui, bénéficie du soutien de Washington.

Ces tirs et menaces de riposte interviennent alors que le président américain Donald Trump et le médiateur pakistanais ont affirmé samedi que la signature d'un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était prévue dimanche, ce que Téhéran n'a pas confirmé à ce stade.

L'Iran insiste pour que le théâtre libanais du conflit soit inclus dans l'accord de fin des hostilités. Un haut responsable américain a assuré vendredi que c'était bien le cas. Washington avait auparavant dit vouloir dissocier ce dossier.

AFP

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