Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a estimé que l’Iran exerce aujourd’hui une influence «directe, décisive et sans précédent» sur le Hezbollah, dans un entretien publié jeudi par le quotidien britannique The Times.
Évoquant les discussions autour de l’accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, M. Salam a affirmé que le rejet de l’accord par Téhéran, intervenu avant même l’annonce de la position officielle du Hezbollah, révélait l’ampleur de l’influence iranienne au sein du mouvement chiite.
«Le rejet de l’accord par l’Iran (...) reflète clairement l’étendue de son influence profonde au sein du Hezbollah et démontre le degré de sa subordination totale à Téhéran», a-t-il déclaré au journal britannique.
Selon le chef du gouvernement, l’Iran a rejeté l’accord afin d’adresser un message à la communauté internationale. «L’Iran voulait dire au monde que le Liban n’est rien d’autre qu’une carte dans sa poche, et que c’est lui qui décide au nom du Liban», a-t-il affirmé.
M. Salam a également estimé que les relations entre le Hezbollah et l’Iran ont évolué au fil des années. «Les choses étaient complètement différentes à l’époque de Hassan Nasrallah, qui faisait partie intégrante du processus de prise de décision», a-t-il déclaré, ajoutant qu’aujourd’hui, l’influence iranienne sur le mouvement est devenue plus directe et plus déterminante.
Ces déclarations interviennent alors que les négociations autour du cessez-le-feu et de l’avenir du Hezbollah demeurent au cœur des discussions diplomatiques menées sous médiation américaine.



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