Mondial-2026: la Maison Blanche justifie l'exclusion d'un arbitre somalien et de responsables iraniens
Vue générale de la signalétique de la Coupe du monde de la FIFA 2026 à l'intérieur des vestiaires du Kansas City Stadium, le 8 juin 2026 à Kansas City, dans le Missouri. ©Jay Biggerstaff / Getty Images via AFP

Le patron de l'équipe de la Maison Blanche chargée de l'organisation de la Coupe du monde de foot, Andrew Giuliani, a assuré mardi que le refoulement d'un arbitre somalien et le refus de visas à des responsables de la sélection iranienne étaient motivés par «de bonnes raisons».

L'arbitre somalien Omar Artan, bien que titulaire d'un visa d'entrée aux États-Unis, a été refoulé samedi à son arrivée, la FIFA ayant ensuite annoncé qu'il n'officierait pas durant la compétition.

De leur côté, une quinzaine de membres de l'encadrement de la sélection iranienne se sont vu refuser des visas américains.

«Jusqu'à présent, 35 équipes ont pu entrer aux États-Unis. Aucun joueur ni entraîneur ne s'est vu interdire l'accès», a déclaré M. Giuliani lors d'une discussion organisée par le groupe de réflexion Atlantic Council à Washington.

«Il y a eu des responsables qui se sont vu interdire l'entrée et pour de bonnes raisons», a-t-il affirmé, évoquant la nécessité d'empêcher «des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde» de football, qui débute jeudi.

«Il y a eu un arbitre qui n'a pas été admis. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais ce que je peux vous dire, c'est que c'était pour une très bonne raison», a assuré le responsable de la Maison Blanche, faisant état de discussions avec le ministre de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, et le chef de la police aux frontières (CBP).

Les raisons du refoulement d'Omar Artan, qui a notamment arbitré en Coupe d'Afrique des nations (CAN), ne sont pas connues. La CBP l'a justifié par des «problèmes liés à la vérification de ses antécédents».

«Tout le personnel d'entraînement de l'équipe iranienne peut entrer. Il y a des responsables iraniens qui ne peuvent pas entrer, là encore pour de très bonnes raisons», a ajouté M. Giuliani, sans autre précision.

«Comme vous pouvez l'imaginer, il y a des gens qui prétendent être des entraîneurs mais ne le sont peut-être pas», a-t-il poursuivi, évoquant notamment la possible présence parmi eux de personnes «travaillant directement avec les Gardiens de la Révolution», l'armée idéologique de la République islamique.

Les incertitudes quant à l'obtention des visas américains à cause du conflit en cours au Moyen-Orient ont forcé la sélection iranienne à relocaliser son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, bien qu'elle joue ses trois rencontres de groupe aux États-Unis.

AFP

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