La côte est des États-Unis plongée dans la fournaise
Une personne se rafraîchit avec l’eau provenant d’une bouche d’incendie ouverte lors d’une vague de chaleur sur le West Side de Chicago, dans l’Illinois, le 2 juillet 2026. ©OCTAVIO JONES / AFP

La côte est des États-Unis est en proie vendredi à une chaleur accablante avec des températures ressenties qui pourraient dépasser les 45°C à New York et battre des records, risquant de peser sur le Mondial de football et les célébrations du 250ᵉ anniversaire des États-Unis.

Alors que le pays observe un jour férié en amont de sa fête nationale, les autorités alertent sur les températures extrêmes attendues dans plusieurs grandes villes du pays.

Combinée à un air très humide, la chaleur ressentie devrait ainsi atteindre les 40°C à Boston et Philadelphie et 45°C dans la capitale Washington.

«Ce niveau de chaleur peut être mortel pour ceux qui ne disposent pas d'un système de climatisation adéquat et qui ne s'hydratent pas suffisamment», a prévenu le service météorologique (NWS) de l'État de New York.

Dans la ville la plus peuplée des États-Unis, «le pic de chaleur est attendu aujourd'hui et la température pourrait atteindre 115F (46°C)», a alerté vendredi matin le maire Zohran Mamdani.

«Restez au frais, restez vigilants et prenez des nouvelles de vos voisins», a-t-il enjoint. Cette «vague de chaleur dangereuse et record» frappe la moitié est des États-Unis depuis le milieu de la semaine et devrait se poursuivre sur la côte est jusqu'à samedi, jour du 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis, provoquant sur son passage de violents orages.

Nulle part où aller

Alors que de nombreux événements en plein air sont prévus à cette occasion, la météo pourrait jouer les trouble-fêtes.

À Washington, la tenue d'un grand concert devant le Capitole semblait menacée et l'ouverture au public des festivités samedi a été en prévision retardée de plusieurs heures.

Vendredi matin, de nombreux parents et leurs jeunes enfants se pressaient d'entrer dans une piscine ombragée de la capitale.

«Il fait tellement chaud et il n'y a nulle part où aller», explique à l'AFP Anya Gellerman, 26 ans, glacière à la main.

La veille déjà, cette chaleur étouffante avait battu des records pour un 2 juillet à Washington comme à Boston. Et les températures n'ont que peu baissé dans la nuit.

Cette canicule devrait battre de nouveaux records vendredi et samedi, selon les météorologues, et pourrait peser sur la Coupe du monde de football qui se déroule actuellement aux États-Unis ainsi qu'au Canada et au Mexique.

Si quelques stades du Mondial sont équipés d'un toit et d'air conditionné (Atlanta, Dallas, Los Angeles), beaucoup sont à ciel ouvert, comme celui de Philadelphie, où la France affrontera samedi le Paraguay en huitièmes de finale.

Avant cela, les équipes de l'Argentine et du Cap-Vert pourraient déjà faire les frais de cette chaleur étouffante à Miami, où le stade dispose d'une vaste toiture mais pas de climatisation. À 18h00 locales, heure du coup d'envoi, la température ressentie devrait être de 38°C selon les prévisions.

Réseaux électriques à la peine

Bien qu'une majorité de bâtiments aux États-Unis soient équipés de systèmes de climatisation et de refroidissement, les canicules font davantage de morts dans le pays que les ouragans et les inondations.

Cet épisode caniculaire inquiète les autorités en raison de sa longueur et de son intensité, mais aussi des températures nocturnes élevées qui pourraient éprouver la santé des personnes vulnérables et mettre à mal les infrastructures.

Jeudi, les réseaux électriques de l'État de New York étaient ainsi à la peine, les autorités appelant la population à immédiatement réduire sa consommation pour éviter des coupures.

Partout dans le monde, les vagues de chaleur deviennent plus intenses et plus fréquentes en raison du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz.

La canicule historique qui s'est récemment abattue sur une grande partie de l'Europe en est un exemple.

AFP

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