L'armée israélienne a appelé mardi les habitants de la ville de Tyr et de ses environs, dans le sud du Liban, à évacuer, en prévision de frappes contre le mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran.
«Avertissement urgent aux habitants de la ville de Tyr, y compris le quartier chrétien, ainsi qu'aux camps (palestiniens) et aux quartiers environnants», indique un message diffusé sur X par Avichay Adraee, un porte-parole arabophone de l'armée israélienne. «Pour votre sécurité, nous vous demandons d'évacuer immédiatement vos domiciles (...) et de vous déplacer au nord du fleuve Zahrani».
Mardi matin, des raids aériens israéliens ont visé plusieurs localités du Liban-Sud, notamment Deir Qanoun, Ramadiyé, Kfarsir et Nabatiyé.
Lundi, les affrontements s’étaient poursuivis sur le front sud, malgré les efforts diplomatiques en cours pour parvenir à un cessez-le-feu durable. Après une matinée marquée par une relative baisse d’intensité, les frappes israéliennes ont repris de plus belle dans l’après-midi, tandis que le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques contre des positions et véhicules israéliens dans le sud du Liban.
Selon le bilan humain actualisé du centre des opérations d’urgence du ministère de la Santé publique, 3.613 tués et 11.072 blessés ont été recensés depuis le 2 mars.
Sur le plan politique et militaire, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a durci le ton lundi, affirmant que «toute attaque contre les localités du nord d’Israël entraînera une attaque contre la banlieue sud de Beyrouth».
«Ce qui vaut pour les villes du nord [d’Israël] vaut également pour la banlieue sud de Beyrouth», a-t-il déclaré, ajoutant que l’armée israélienne «continuera à mener des opérations au Liban contre le Hezbollah».
M. Katz a également affirmé rejeter «catégoriquement» les menaces iraniennes, avertissant que toute tentative de Téhéran d’établir un lien entre le Liban et l’Iran pour attaquer Israël serait «accueillie avec une grande force».
AFP



Commentaires