Le président américain Donald Trump plaide pour des frappes plus «chirurgicales» contre le Hezbollah au Liban, et réitère qu'il n'exige pas que ce pays fasse partie d'un accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran, dans une interview diffusée dimanche.
«J'aimerais voir une attaque plus chirurgicale contre le Hezbollah. Je pense qu'elle devrait être plus chirurgicale», a-t-il déclaré dans cette interview à la chaîne NBC, enregistrée vendredi, disant vouloir «une vie meilleure» pour le Liban.
Donald Trump avait confirmé dans une interview publiée mercredi dernier dans le New York Post qu'il avait eu un échange tendu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu deux jours plus tôt au téléphone, au cours duquel il aurait réprimandé son proche allié au sujet de l'offensive israélienne au Liban.
Interrogé pour savoir s'il exigeait que le Liban fasse partie de l'accord avec l'Iran, le dirigeant républicain a répondu: «non, non».
«Pas du tout. Je n'exige rien. Je pense qu'ils aimeraient que ce soit le cas, mais je n'exige rien», a-t-il dit.
Donald Trump a dit qu'il voudrait «séparer» les discussions sur le Liban des négociations d'un accord avec l'Iran, alors que Téhéran souhaite au contraire lier les deux conflits.
Israël a mené dimanche des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, disant riposter à des tirs ayant visé son territoire malgré un cessez-le-feu qui n'arrête pas le cycle de violence.
Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre le 2 mars, selon les autorités libanaises.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans une offensive israélo-américaine.
Le président Trump a par ailleurs affirmé lors de l'interview que le président syrien Ahmed Al-Chareh était «prêt à aider» au Liban.
«La Syrie fait un très bon travail pour se remettre sur les rails. Elle a un très bon dirigeant. Elle a un dirigeant qui a vraiment fait du bon travail en très peu de temps. Et il serait ravi d'apporter son aide», a-t-il dit à NBC.
Depuis la destitution en 2024 de Bachar al-Assad, les nouvelles autorités islamistes à Damas ont renoué les liens diplomatiques avec les États-Unis.
L'ancien jihadiste a été le premier dirigeant syrien, depuis l'indépendance du pays en 1946, à être reçu à la Maison Blanche.
Le président syrien a rencontré Trump pour la première fois en Arabie saoudite lors de la tournée régionale du dirigeant américain en mai.
AFP



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