L’Eurocup-3, tremplin relevé des jeunes pilotes vers les grandes formules européennes, ne pardonne ni les départs moyens ni les trajectoires hésitantes. À Portimão, Christopher Feghali a signé une journée pleine: pole position en qualification, puis podium en course 1, au terme d’un bras de fer mené dans le bon wagon.
Christopher Feghali continue d’appuyer là où ça fait mal: sur le chrono. Sur le tracé vallonné de l’Algarve, le pilote libanais de Drivex a d’abord claqué le meilleur temps de la Qualification 1, s’offrant une pole position de prestige dans un peloton où les écarts se comptent en miettes de seconde.
Après sa victoire historique au Paul Ricard, où l’hymne libanais avait retenti sur un podium FIA-accrédité, Feghali confirme qu’il n’est plus simplement en phase d’apprentissage. Il est désormais dans la bataille des hommes rapides, ceux qui savent sortir le tour quand la piste est chaude et que la pression monte.
Une course sous pression
La course 1, en revanche, n’a pas été une parade depuis la première ligne. Dès l’extinction des feux, la meute a bondi, les positions se sont jouées au freinage, dans l’aspiration et dans cette zone grise où il faut attaquer sans tout perdre. James Egozi a fini par prendre les commandes pour s’imposer, René Lammers s’est glissé au deuxième rang, mais Feghali est resté dans la bagarre, accroché au rythme du trio de tête.
Pas de victoire cette fois, mais une troisième place solide, construite avec sang-froid. Dans le trafic, il a su garder la trajectoire propre, résister à la pression derrière et ramener les gros points. Pole le matin, podium à midi: la journée n’a pas tourné au carton plein, mais elle ressemble fort à une confirmation.
Dans une famille où Roger, Abdo, Alex et Christopher ont fait du sport automobile une affaire de transmission, ce nouveau trophée prolonge la saga Feghali sur les circuits européens. Au championnat, Christopher pointe désormais au cinquième rang avec 29 points. La saison reste longue, le peloton dense, mais le message est limpide: le Libanais n’est plus seulement un nom à surveiller. Il roule déjà dans le bon wagon, celui des pilotes qui marquent, qui montent sur la boîte et qui transforment la vitesse pure en résultats.

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