Les principales autorités religieuses musulmanes et chrétiennes du Liban se sont réunies mardi à Beyrouth dans le cadre d’un sommet spirituel islamo-chrétien organisé à l’invitation du cheikh Akl de la communauté druze, Sami Abi el-Mona.
La rencontre, tenue au siège de la communauté des Druzes à Beyrouth, a rassemblé notamment le patriarche maronite Béchara Raï, le mufti de la République Abdel Latif Deriane, le vice-président du Conseil supérieur chiite Ali al-Khatib, le patriarche grec-melkite catholique Youssef Absi ainsi que le patriarche grec-orthodoxe Jean X Yazigi.
Les participants ont ouvert le sommet par une prière commune pour le Liban, les victimes, les blessés, les déplacés et les personnes affectées par la guerre, dans un contexte marqué par l’intensification des attaques israéliennes et leurs conséquences humanitaires.
Dans leur déclaration finale, lue par l’ancien ministre Abbas Halabi, les responsables religieux ont exprimé leur soutien à l’État libanais dans ses efforts visant à élaborer des solutions préservant les droits du Liban et à obtenir un cessez-le-feu global.
Le texte souligne que la confrontation à l’agression israélienne exige «une unité nationale solide et profondément enracinée dans l’État et ses institutions», dont doit émaner «une décision nationale libre et rassembleuse».
Les participants ont également estimé que le fait pour Israël de cibler certaines régions du Liban par des opérations militaires, des déplacements forcés ou une occupation ne signifie pas que le reste du pays est à l’abri. Ils ont insisté sur le fait que tous les Libanais sont concernés par la défense du pays dans le cadre de l’État et de ses institutions légitimes.
La déclaration appelle en outre les pays frères et les organisations internationales à soutenir le Liban, à aider les populations déplacées et sinistrées et à contribuer aux efforts de reconstruction.
Les autorités religieuses ont également mis en garde contre tout discours ou comportement susceptible d’alimenter les divisions internes, appelant à renforcer la culture de l’appartenance nationale, à soutenir l’armée libanaise et à respecter les religions ainsi que leurs symboles.
Les signataires ont enfin affirmé que les Libanais formaient «une seule famille nationale» unie par un destin commun, réitérant leur attachement à l’État comme cadre exclusif de la défense du pays et de la préservation de l’unité nationale.



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