Espoirs d’accord sur l’Iran: pétrole en baisse mais enthousiasme tempéré sur les marchés
Un pétrolier sud-coréen a emprunté une nouvelle route via la mer Rouge alors que Séoul cherche à sécuriser ses approvisionnements en pétrole ©Photo by BAKR ALKASEM / AFP

Les cours du pétrole refluent lundi matin en Asie sur fond d’espoir d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, mais l’enthousiasme reste modéré sur les marchés alors que Donald Trump a relativisé l’imminence de cet accord.

Vers 00H25 GMT lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord lâchait 4,77% à 98,60 dollars tandis que le WTI américain chutait de 4,72% à 92,04 dollars.

À la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei montait de 2,32% à 64.810,50 points vers 00H30 GMT. Sydney grappillait 0,1%, tandis que Hong Kong et Séoul étaient fermés lundi, tout comme Wall Street.

Malgré les informations sur une convergence de vues entre Washington et Téhéran, «des divergences persistent sur des points clés et aucune des deux parties ne semble pressée de parvenir à un accord final, lequel pourrait nécessiter encore plusieurs jours», soulignent les analystes de Monex.

«J’ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, en prévenant aussi que le blocus imposé par son pays aux ports iraniens resterait en vigueur «jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé».

Déclenché le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l’Iran, le conflit s’est étendu à une grande partie du Moyen-Orient et a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban où le mouvement pro-iranien Hezbollah a rejoint les hostilités début mars en visant le territoire israélien.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l’Iran et les États-Unis, mais l’économie mondiale continue d’être secouée par le quasi-blocage du détroit d’Ormuz, essentiel pour le transit des hydrocarbures, depuis près de trois mois.

AFP

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