Les dernières frappes américaines sont le résultat d'une violation par l'Iran «de ses propres engagements», a estimé jeudi le chef de la diplomatie française.
«C'est l'Iran qui, en s'en prenant à des navires qui circulaient dans les eaux omanaises, a violé ses propres engagements (pris dans l'accord récent avec Washington, ndlr) ainsi que le droit international», a déclaré Jean-Noël Barrot sur TF1, interrogé sur la légitimité des frappes américaines dans la nuit.
«L'Iran a violé l'accord qui a été pris avec les États-Unis » le mois dernier, a-t-il insisté.
Et «ce type de manœuvre doit absolument cesser pour que ces négociations si importantes puissent se poursuivre dans les meilleures conditions», a-t-il ajouté, appelant «au calme».
Les États-Unis ont de nouveau frappé l'Iran dans la nuit de mercredi à jeudi pour tenter de réduire le contrôle exercé par Téhéran sur le stratégique détroit d'Ormuz.
De leur côté, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé jeudi avoir riposté en attaquant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.
Un protocole d'accord avait été signé entre les États-Unis et l'Iran le 17 juin, permettant la réouverture de ce détroit par où transitent en temps normal 20% du brut et du gaz liquéfié (GNL) mondial.
Après avoir trouvé ce terrain d'entente, Washington et Téhéran avaient repris leurs difficiles négociations en vue d'un règlement durable du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran.
Mais mercredi, après de violents échanges de frappes, Donald Trump avait estimé que le cessez-le-feu ne tenait plus, assurant toutefois que les nouveaux affrontements prendraient fin «très rapidement».
Téhéran revendique, malgré l'opposition de Washington, d'imposer des droits sur Ormuz, un passage maritime clé pour le commerce mondial des hydrocarbures, au cœur des tensions.
AFP



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