Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a condamné dimanche les propos du chef du Hezbollah, qui a appelé à «renverser» le gouvernement libanais, et accusé le mouvement chiite pro-iranien de vouloir «replonger le Liban dans le chaos».
Dénonçant ce qu'il appelle «une campagne délibérée visant à déstabiliser le pays et à se maintenir au pouvoir», M. Rubio a estimé dans un communiqué que le mouvement «tente activement de replonger le Liban dans le chaos et la destruction».
«Les États-Unis condamnent avec la plus grande fermeté l'appel irresponsable lancé par le Hezbollah en faveur du renversement du gouvernement libanais démocratiquement élu», a-t-il ajouté.
Plus tôt, le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait affirmé que «le peuple a le droit de descendre dans la rue, de renverser le gouvernement et de résister de toutes ses forces à ce projet israélo-américain», dans une menace voilée adressée à ce dernier.
M. Kassem a de nouveau appelé le gouvernement libanais à abandonner les négociations directes avec Israël, dont une quatrième session est prévue les 2 et 3 juin à Washington, y voyant un «gain sans contrepartie pour Israël», et réaffirmé le refus du Hezbollah de désarmer.
Selon M. Rubio, «les menaces de violence et de renversement proférées par le Hezbollah ne seront pas laissées sans réponse. L'époque où un groupe terroriste tenait tout un pays en otage touche à sa fin».
Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril et récemment prolongé de plusieurs semaines, Israël continue d'opérer contre ce qu’il présente comme des cibles du Hezbollah au Liban, tandis que ce dernier poursuit lui ses attaques contre des cibles israéliennes dans le sud du pays.
AFP



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