Les États-Unis ont annoncé jeudi soir une nouvelle série de sanctions visant plusieurs députés du Hezbollah ainsi que des responsables sécuritaires et politiques accusés d’être membres du mouvement pro-iranien ou d’entretenir des liens étroits avec celui-ci.
Dans un communiqué, le département du Trésor américain a indiqué que le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) avait désigné «neuf responsables proches du Hezbollah», parmi lesquels figurent «des personnes infiltrées au sein du gouvernement libanais qui cherchent à influencer des décisions étatiques cruciales».
Today, Treasury’s Office of Foreign Assets Control designated nine Hizballah-aligned officials, including individuals embedded across Lebanon’s government seeking to influence key state decisions. Hizballah’s continued militant activity and coercive influence over the Lebanese…
— Treasury Department (@USTreasury) May 21, 2026
Le département d’État américain, par la voix de son porte-parole Tommy Pigott, a précisé que les sanctions visent notamment les députés du Hezbollah Hassan Fadlallah, Ibrahim Moussaoui et Hussein Hajj Hassan, ainsi que l’ancien ministre Mohammad Fneich.
Sont également concernés le colonel Samer Hamadé, chef du bureau des renseignements de l’armée libanaise dans la banlieue sud de Beyrouth, Ahmad Baalbaki, responsable de la sécurité du mouvement Amal, Ahmad Safaoui, responsable du mouvement dans le sud, ainsi que le brigadier-général Khattar Nasr el-Din, chef du service d’analyse de la Sûreté générale libanaise.
Selon Washington, «la poursuite des activités militantes du Hezbollah et l’influence coercitive qu’il exerce sur l’État libanais compromettent la capacité du gouvernement libanais à affirmer son autorité sur les institutions de l’État et à désarmer cette formation».
Dans un message publié sur X, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a affirmé que «le Hezbollah est une organisation terroriste et doit être entièrement désarmé», ajoutant que le Trésor continuerait à agir contre «les responsables qui ont infiltré le gouvernement libanais».
Hizballah is a terrorist organization and must be fully disarmed. Treasury will continue to take action against officials who have infiltrated the Lebanese government and are enabling Hizballah to wage its senseless campaign of violence against the Lebanese people and obstruct… https://t.co/N8gbBw6Bu2
— Treasury Secretary Scott Bessent (@SecScottBessent) May 21, 2026
Le département d’État a de son côté estimé que «la poursuite de l’armement du Hezbollah et son refus de déposer les armes empêchent la stabilisation du Liban», annonçant également une récompense de 10 millions de dollars pour toute information permettant de perturber les mécanismes financiers du mouvement.
Washington a averti que «ces mesures ne sont qu’un début» et que «toute personne coopérant avec le Hezbollah sera tenue pour responsable».
Les autorités américaines ont enfin réaffirmé leur soutien «au peuple libanais et à son gouvernement en vue d’un avenir plus pacifique et plus prospère», tout en estimant que «la stabilité et la sécurité du Liban exigent le désarmement complet du Hezbollah» et le rétablissement de «l’autorité exclusive de l’État sur toutes les questions de sécurité».



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