Le coût de la dette aux États-Unis chute mercredi après des propos du président américain Donald Trump assurant que les tractations pour une trêve durable avec Téhéran sont entrées dans leur «dernière phase.
Vers 15H35 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'État américain évoluait à 4,58%, contre 4,67% à la clôture la veille.
Son équivalent à 30 ans passait de 5,18% à 5,11%.
«Nous sommes dans la dernière phase des négociations avec l'Iran», a assuré Donald Trump à la presse, avant de s'envoler pour le Connecticut depuis la base aérienne Andrews, près de Washington.
«Nous verrons bien ce qui va se passer. Soit nous parviendrons à un accord, soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères. Mais j'espère que cela n'arrivera pas», a-t-il ajouté.
Le chef de l'État a aussi affirmé «n'être pas pressé» de trouver un accord.
Les marchés n'ont retenu que l'espoir d'une issue positive aux pourparlers.
Les cours du pétrole ont accéléré leur baisse, le baril de Brent chutant de plus de 5% et celui de WTI repassant sous les 100 dollars.
Wall Street profitait de ce soulagement, gagnant environ 1%.
Le conflit au Moyen-Orient débuté fin février a largement renchéri les prix de l'énergie et ravivé les craintes d'inflation.
Les investisseurs espéraient des avancées pour un cessez-le-feu durable grâce à la rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping à Pékin la semaine dernière.
Mais celle-ci a été jugée «décevante» par les marchés, souligne auprès de l'AFP Adam Turnquist, de LPL Financial.
Cela a provoqué un bond des taux d'emprunt pour les principales économies mondiales.
Mardi, le rendement à long terme (30 ans) de la dette américaine a atteint son plus haut niveau depuis 2007 et la crise financière.
Les dettes japonaises et britanniques pour la même échéance ont atteint des records depuis respectivement 1999 et 1998.
AFP



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