École bombardée en Iran: une «enquête complexe» qui «touche à sa fin» 
Un homme passe devant un drapeau iranien installé en bord de route à Téhéran, le 29 avril 2026, représentant des images d’enfants tués lors du premier jour de la guerre, à la suite d’une frappe de missiles présumée américano-israélienne contre une école dans la ville de Minab, au sud de l’Iran. ©Atta Kenare / AFP

L'enquête de l'armée américaine sur le bombardement meurtrier de l'école iranienne de Minab, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient fin février, est «complexe» mais «touche à sa fin», a indiqué mardi le responsable du commandement américain pour la région.

Interrogé par la commission parlementaire des forces armées sur la question de savoir si l'armée américaine allait «reconnaître une erreur» près de trois mois après cette frappe, l'amiral Brad Cooper a répondu: «C'est une enquête complexe».

Selon le New York Times, qui cite des responsables américains et des sources proches de l'enquête, le missile qui a frappé l'école a été tiré par l'armée américaine après une erreur de ciblage.

«L'école elle-même est située sur une base active de missiles de croisière des Gardiens de la révolution, c'est plus complexe qu'une frappe ordinaire», a ajouté l'amiral Cooper. «Dès que nous en aurons terminé (avec l'enquête), je m'engage pleinement à la transparence».

Cette enquête «plus approfondie et plus complète, menée par une organisation extérieure», ordonnée après un rapport préliminaire, «touche à sa fin», a précisé le haut responsable, sans s'avancer sur un calendrier plus précis mais en s'engageant à rendre publique une version non classifiée le moment venu.

Le bombardement de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, a eu lieu le 28 février, au premier jour de l'offensive israélo-américaine. Selon un bilan dernièrement révisé à la baisse par Téhéran, il a tué 155 personnes, dont 120 enfants.

L'Iran pointe du doigt l'armée américaine depuis l'attaque.

Donald Trump a d'abord nié toute implication américaine, avant de faire en partie machine arrière et d'indiquer qu'il «s'accommoderait» du résultat de l'enquête ouverte par le Pentagone. Israël a nié tout lien avec la frappe.

L'AFP a établi que le bâtiment était proche de deux sites contrôlés par les Gardiens de la Révolution islamique, la puissante garde idéologique du régime, mais n'a pas été en mesure d'accéder au site pour vérifier de manière indépendante le bilan ou les circonstances des faits.

Fin mars, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, avait appelé Washington à «mener à son terme au plus vite» l'enquête et à ce que «ses conclusions soient rendues publiques».

AFP

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