Les exportations de pétrole irakien via Ormuz divisées par dix en avril
Une vue d'ensemble du gisement de pétrole et de gaz de Nahr Bin Umar, situé à la périphérie de la ville de Bassorah, dans le sud de l'Irak, le 29 avril 2026. Au début du mois, Bagdad a déclaré avoir conclu des « accords » avec les États-Unis et l'Iran afin d'atténuer l'impact du blocus du détroit d'Ormuz sur les exportations de pétrole irakiennes. © HUSSEIN FALEH / AFP

Les exportations de pétrole de l'Irak par le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit au Moyen-Orient, ont quasiment été divisées par dix en avril par rapport aux mois d'avant-guerre, a annoncé samedi le nouveau ministre du Pétrole du pays.

«L'Irak exportait auparavant 93 millions de barils par mois via le détroit d'Ormuz, mais en avril nous n'en avons exporté que 10 millions, à cause de la guerre», a déclaré Bassem Mohammed Khudair lors de sa prise de fonctions, à la suite de la formation d'un nouveau gouvernement jeudi.

Membre fondateur de l'alliance des pays exportateurs de pétrole Opep, l'Irak exporte normalement la majorité de son pétrole brut à travers cette voie de passage, quasi totalement bloquée par l'Iran depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, le 28 février.

Bagdad a néanmoins annoncé le mois dernier être parvenu à un accord avec les États-Unis et l'Iran afin de réduire l'impact du blocus du détroit sur ses exportations pétrolières. Et deux pétroliers ont accosté aux terminaux de la province de Bassora (sud) en avril.

L'Irak exportait auparavant quelque 3,5 millions de barils par jour, cette activité représentant 90% des recettes budgétaires de l'État.

Il a lancé une noria de camions-citernes vers la Syrie pour poursuivre ses exportations, mais les volumes sont bien inférieurs à ceux permis par la voie maritime. Un oléoduc d'une capacité de 250.000 barils par jour relie aussi le Kurdistan irakien au port turc de Ceyhan sur la Méditerranée.

Vendredi, la télévision d'État iranienne a annoncé que les Gardiens de la Révolution permettaient désormais à davantage de navires de passer par le détroit, par lequel transitait avant la guerre le cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

AFP

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