L'Opep prévoit une croissance de la consommation pétrolière moins forte en 2026
Le logo de l’Opep est visible au siège de l’organisation, le 4 octobre 2022. ©Joe Klamar / AFP

L'Opep, l'alliance de pays exportateurs de pétrole, a indiqué mercredi qu'elle prévoyait toujours une croissance de la demande mondiale de pétrole en 2026, mais moins forte que prévu auparavant, sur fond de crise des hydrocarbures liée à la guerre au Moyen-Orient.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) estime que la consommation de pétrole atteindra 106,33 millions de barils par jour (mb/j) en 2026, soit une croissance «robuste» de 1,2 mb/j sur un an, selon son rapport mensuel publié mercredi. Ce rapport réévalue les perspectives chaque mois en fonction de la conjoncture économique mondiale.

Cette croissance pour 2026 est toutefois moins importante que celle anticipée le mois dernier par l'Opep, qui l'évaluait à 1,4 mb/jour, pour une demande totale de 106,53 mb/j, dans son rapport d'avril.

Dans le détail, en 2026, selon le nouveau rapport, la croissance de la demande de pétrole devrait être principalement tirée par les pays non-membres de l’OCDE pour 1,1 mb/j, contre 0,1 mb/j dans la zone des pays industrialisés de l'OCDE.

En ce qui concerne l'année 2027, l'Opep évalue la demande pétrolière à 107,9 mb/j, en révisant la croissance en hausse à 1,5 mb/j.

Un peu plus tôt dans la journée, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé de son côté qu'elle prévoyait une baisse cette année de 420.000 barils par jour en glissement annuel de la consommation pétrolière mondiale, qu'elle évalue pour 2026 à 104 millions de barils par jour.

L'Opep regroupe désormais 11 pays producteurs de pétrole, emmenés par l'Arabie saoudite, depuis le retrait effectif début mai de l'un de ses membres, les Émirats arabes unis. L'alliance élargie, Opep+, compte dix États de plus, menés par la Russie.

Déclenchée le 28 février par l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, la guerre au Moyen-Orient a provoqué une chute brutale de l'approvisionnement en pétrole en provenance du Golfe et une flambée mondiale des prix du brut, en raison du blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran et des frappes sur les infrastructures pétrogazières.

Selon des «sources secondaires» citées dans le rapport de l'Opep, les pays de l'Opep+ (avant le retrait des Émirats arabes unis) ont produit 33,19 mb/j de pétrole en avril, en recul de 1,738 mb/j par rapport au mois de mars, alors que l'alliance élargie produisait en moyenne un peu plus de 40 mb/j en 2024 et 2025.

AFP

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