Le ministre de l’Intérieur et des Municipalités, Ahmad Hajjar, a affirmé que toute démarche au sein du service d’immatriculation des véhicules et des automobiles doit désormais s’effectuer selon des règles strictes, sans intervention politique ni recours aux intermédiaires. Toute personne souhaitant passer un examen de conduite, obtenir un permis ou accomplir une formalité administrative ne bénéficiera d’aucun passe-droit, quel que soit le rang de l’intervenant, du ministre de l’Intérieur jusqu’au plus bas niveau», a-t-il déclaré.
Le ministre a également insisté sur la volonté du ministère de permettre aux citoyens d’effectuer directement leurs démarches «sans intermédiaire, sans piston et sans paiement de pots-de-vin», estimant que cet objectif a été «largement atteint».
Ces déclarations ont été faites mardi lors d’une tournée d’inspection effectuée par Hajjar au sein du service d’immatriculation des véhicules à Dekouané.
Au cours de sa visite, le ministre a inspecté les différents départements de l’administration et échangé avec des citoyens afin d’écouter leurs remarques et leurs demandes.
Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la tournée, Ahmad Hajjar a assuré que le ministère poursuivait ses efforts «pour moderniser et améliorer les performances des administrations qui lui sont rattachées, de manière à répondre aux besoins des citoyens et à renforcer la confiance dans les institutions publiques». Il a souligné l’importance de «la transparence et de l’efficacité dans la fourniture des services publics».
Le ministre a indiqué que «le chantier de réforme au sein du service d’immatriculation de Dekouané a franchi une étape importante», estimant que «la réforme des administrations publiques n’est pas impossible, mais nécessite une décision claire et une volonté politique au plus haut niveau».
Revenant sur sa première visite effectuée sur place avec le président de la République, Joseph Aoun, le ministre de l’Intérieur a rappelé que «la situation était alors très difficile». Il a expliqué qu’un plan de réforme avait été mis en place en trois étapes – immédiate, intermédiaire et à long terme – précisant que «la phase intermédiaire est pratiquement achevée» et que les préparatifs pour la phase à long terme sont désormais en cours.
Il a également insisté sur le fait que «la réforme commence par la direction et se répercute progressivement sur tous les niveaux de l’administration», ajoutant que «chaque ministre et chaque responsable doit d’abord commencer par lui-même et par son équipe afin que cette culture se généralise dans les institutions».
Selon lui, le succès des réformes engagées dans ce service résulte d’«une décision claire de ne pas transformer cette administration en espace de clientélisme politique, financier ou personnel», l’objectif principal étant «de fournir le meilleur service possible aux citoyens».
Ahmad Hajjar a par ailleurs annoncé que la prochaine étape porterait sur la numérisation complète du service d’immatriculation. Il a indiqué que le cahier des charges du projet avait été préparé durant plusieurs mois avec des experts et spécialistes afin de moderniser les services et de faciliter davantage les démarches administratives des citoyens. Il a également révélé que le cahier des charges relatif à la modernisation du centre d’inspection mécanique avait été finalisé.
Interrogé sur les accusations évoquant des marchés douteux ou des opérations de courtage au sein de ce service, le ministre a rejeté ces accusations, affirmant que «les citoyens ont pu constater eux-mêmes la réalité du fonctionnement». Il a reconnu que certains dysfonctionnements mineurs pouvaient subsister, mais a assuré qu’ils étaient «rapidement traités».
Enfin, Ahmad Hajjar a indiqué que le ministère suivait de près toute suspicion impliquant des employés ou agents du service, précisant que «toute personne fautive est immédiatement traduite devant la justice compétente».



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