Naïm Kassem: même rhétorique, mêmes résultats
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Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a encore réitéré la même rhétorique concernant plusieurs dossiers, notamment les négociations libano-israéliennes, les combats au sud et les armes de son groupe.

Dans un message écrit adressé à ses partisans, il a appelé mardi au retrait des négociations directes avec Israël, affirmant qu’elles constituent «des profits nets pour Israël et des concessions gratuites de la part des autorités libanaises». Par ailleurs, il s’est montré favorable à «l’option des négociations indirectes, où les cartes de la force sont entre les mains du négociateur libanais».

 

Il a aussi affirmé que «la responsabilité des négociations visant à atteindre les objectifs souverains du Liban demeure du ressort des autorités libanaises», tout en se disant prêt à coopérer avec l’État libanais afin d’atteindre cinq objectifs: «mettre fin aux agressions israéliennes par mer, terre et air, libérer les territoires occupés, déployer l’armée libanaise au sud du Litani, libérer les prisonniers, assurer le retour des habitants dans leurs villages et engager la reconstruction».

Par ailleurs, il a estimé que le Hezbollah faisait face à «une agression israélo-américaine visant à soumettre le Liban pour qu’il fasse partie du Grand Israël», a-t-il déclaré, assurant que le mouvement ne «se soumettra pas» et «ne capitulera pas».

Le chef du Hezbollah a affirmé que le mouvement poursuivrait «la défense du Liban et de son peuple, peu importe le temps que cela prendra», ajoutant: «Nous ne quitterons pas le terrain et nous le transformerons en enfer pour Israël.» Il a également assuré que le Hezbollah répondrait «aux agressions et aux violations» et qu’il «ne reviendrait pas à la situation d’avant le 2 mars».

Naïm Kassem a également estimé que «l’accord irano-américain incluant l’arrêt de l’agression contre le Liban constitue presque la carte la plus forte pour mettre fin à l’offensive», remerciant l’Iran «pour son intérêt envers le Liban et son peuple».

Il a aussi insisté sur le fait que «personne à l’extérieur du Liban n’a son mot à dire sur les armes, la résistance et l’organisation des affaires internes de l’État libanais», qualifiant cette question de «dossier purement intérieur».

Kassem a enfin évoqué la nécessité d’«une politique de défense intégrée dans le cadre d’une stratégie de sécurité nationale aux niveaux diplomatique, économique et militaire», reprenant un passage du discours d’investiture du président Joseph Aoun.

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