Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé vendredi l'arrestation d'un ancien général syrien accusé d'avoir participé, sous le pouvoir de Bachar al-Assad, à l'une des attaques chimiques les plus meurtrières de la guerre civile en 2013.
«Khardal Ahmad Dayoub, ancien général de brigade (...) et chef de la branche du renseignement de l'armée de l'air de Daraa», a été arrêté, notamment pour avoir «contribué à coordonner (...) le bombardement de la Ghouta orientale avec des armes chimiques prohibées par le droit international», selon le communiqué du ministère.
Le 21 août 2013, les forces syriennes mènent des attaques dans la Ghouta orientale et à Mouadamiyat al-Cham, des secteurs alors aux mains des rebelles dans cet ancien verger de la capitale.
Les images d'hommes, de femmes et surtout d'enfants inanimés, l'écume aux lèvres, choquent le monde, tandis que des militants affirment que des familles entières ont été décimées.
L'opposition attribue l'attaque au pouvoir de Bachar al-Assad, mais ce dernier dément toute implication.
Les États-Unis évoquent un chiffre d'au moins 1 429 morts, dont 426 enfants, et accusent également Damas d'avoir mené l'attaque, franchissant la «ligne rouge» fixée par le président Barack Obama pour une intervention en Syrie.
Mais Washington renonce au dernier moment à mener des frappes contre le pouvoir avec ses alliés, acceptant l'offre du parrain russe de Damas de démanteler l'arsenal chimique syrien.
L'arrestation de Khardal Dayoub est la dernière en date visant d'anciens responsables du pouvoir d'Assad, renversé en 2024.
Un ancien général syrien, Adnan Abboud Hilweh, lui aussi accusé d'être l'un des responsables de l'attaque chimique contre la Ghouta orientale, a été arrêté en avril.
Khardal Dayoub est également accusé d'exécutions arbitraires de civils et de «coordination avec les renseignements iraniens et la milice du Hezbollah», qui soutenaient tous deux le gouvernement face aux rebelles, selon le ministère.
Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, a fait plus d'un demi-million de morts et déplacé des millions de personnes.
Une première audience du procès du président syrien déchu et de figures clés de son entourage s'est tenue le 26 avril devant un tribunal syrien, en présence d'un seul accusé.
AFP



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