Des proches de jihadistes du groupe EI en Syrie rentrent en Australie
La police attend l’arrivée de femmes et d’enfants australiens revenant de camps de réfugiés en Syrie, où ils séjournaient depuis la chute de l’État islamique, à l’aéroport de Melbourne le 7 mai 2026. ©MARTIN KEEP / AFP

Un groupe de trois femmes et huit enfants australiens, ayant des liens familiaux avec des jihadistes présumés du groupe État islamique (EI), sont arrivés jeudi en Australie, après avoir passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens venant de Syrie est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l’AFP à l’aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l’avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans le camp syrien de Roj.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.

D’importantes forces policières étaient déployées dans les deux aéroports, selon les journalistes de l’AFP.

La police australienne avait indiqué que certaines des femmes rapatriées seraient inculpées en vertu de la législation antiterrorisme, pour notamment s’être rendues dans une zone interdite et esclavagisme.

«Pour des raisons opérationnelles, je ne vais pas entrer dans le détail de qui pourrait être arrêté, mais évidemment nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités fédérales», a déclaré jeudi le commissaire de la police de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, Mal Lanyon, à Sky News Australia, avant l’arrivée des avions.

Des centaines de femmes de pays occidentaux ont été attirées au Moyen-Orient quand le groupe État islamique occupait un territoire important au début des années 2010, suivant dans de nombreux cas leur mari, des combattants jihadistes.

Nombre de pays occidentaux sont confrontés à présent à la question du retour de leurs ressortissants restés longtemps bloqués après l’effondrement du groupe État islamique.

L’Australie a érigé en infraction le fait de se rendre dans la province de Raqqa, bastion du groupe État islamique en Syrie, entre 2014 et 2017.

Environ 2.000 femmes et enfants de nationalité étrangère vivent toujours dans le camp de Roj, déplacés après l’effondrement de l’État islamique en mars 2019, ont déclaré le mois dernier des responsables syriens.

AFP

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