Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth: Israël affirme avoir ciblé le commandant de l’unité Radwan
Des personnes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé la banlieue sud de Beyrouth, dans le quartier de Haret Hreik, le 6 mai 2026. ©IBRAHIM AMRO / AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé avoir ordonné, avec le ministre de la Défense Israel Katz, une frappe aérienne visant un commandant de la force d’élite Radwan du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.

Dans un message publié sur le réseau social X, le chef du gouvernement israélien a déclaré avoir donné instruction de «frapper immédiatement» afin de «neutraliser» ce responsable, présenté comme impliqué dans des attaques contre des localités israéliennes et des soldats de l’armée israélienne.

«Aucun terroriste n’a d’immunité», a-t-il ajouté, affirmant que «le bras long d’Israël atteindra chaque ennemi». Il a également réitéré son engagement à garantir la sécurité des habitants du nord d’Israël.

De son côté, le ministre de la Défense, Israel Katz, a accusé les membres de la force Radwan d’être responsables de tirs en direction de localités israéliennes et d’attaques ayant visé des militaires israéliens. 

Dans un communiqué conjoint, Netanyahou et Katz ont affirmé que le responsable visé était impliqué dans des attaques contre des localités israéliennes ainsi que contre des soldats de l’armée.

La radio de l’armée israélienne a confirmé que la cible de l’attaque menée dans le quartier de Dahiyé était un commandant de l’unité Radwan du Hezbollah, Malek Ballout, ainsi que d’autres membres de l’unité. Elle a précisé que l’opération a été conduite après autorisation du Premier ministre et du ministre de la Défense.

«Malek Ballout, commandant des opérations de la force Radwan», a été tué, a affirmé de son côté, à l'AFP une source proche du Hezbollah .

La frappe est intervenue alors que le président américain Donald Trump a affirmé voir de «bonnes chances» d'un accord de paix avec l'Iran.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

Peu après la frappe, des mouvements importants d’évacuation ainsi que des tirs d’armes automatiques ont été signalés dans la banlieue sud.

Selon la radio de l’armée israélienne, contrairement aux premières informations, le commandant adjoint de la force Radwan du Hezbollah ne se trouvait pas sur les lieux et n’a pas été tué aux côtés du commandant. La frappe aurait été menée par des avions de chasse de l’armée de l’air israélienne.

Parallèlement, de nombreuses informations contradictoires circulent sur les circonstances de l’attaque, tandis que ni l’armée israélienne ni le Hezbollah n’ont, pour l’heure, publié de communiqué officiel. 

Le journal Israel Hayom évoque une frappe effectuée depuis un navire de la marine israélienne, ayant tiré trois missiles sur un immeuble résidentiel à Haret Hreik. La chaîne Channel 13 rapporte, de son côté, qu’Israël se préparerait à une possible escalade dans le nord à la suite de cette opération visant un cadre de la force Radwan. Yedioth Ahronoth, citant des responsables, affirme que l’opération a été menée avec succès et que les autorités israéliennes en auraient informé les États-Unis.

 

 

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