Rubio juge «imminent» un accord Liban-Israël et appelle à renforcer l’armée face au Hezbollah
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio quitte une conférence de presse après s'être exprimé dans la salle de presse Brady de la Maison Blanche, le 5 mai 2026 à Washington, DC. ©ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio estime qu’un accord de paix entre le Liban et Israël est à portée de main, tout en soulignant la nécessité de renforcer l’armée libanaise pour faire face au Hezbollah. Il a également défendu la stratégie américaine vis-à-vis de l’Iran, entre sanctions et dissuasion.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré mardi qu’un accord de paix entre le Liban et Israël était «imminemment réalisable», soulignant que l’armée libanaise devait disposer à la fois de la volonté et des capacités nécessaires pour faire face directement aux armes du Hezbollah.

M. Rubio a estimé qu’il n’existait pas de conflit fondamental entre les gouvernements libanais et israélien, ajoutant qu’Israël ne revendiquait aucun territoire libanais.

Il a indiqué que le principal obstacle à l’instauration d’un cessez-le-feu durable résidait dans le Hezbollah, qu’il accuse d’opérer depuis des zones civiles au Liban tout en menant des attaques contre Israël. Il a ajouté que le mouvement mettait également en danger les civils libanais, affirmant que les actions militaires israéliennes constituaient en grande partie des réponses aux activités du Hezbollah ou à des menaces perçues.

Selon lui, le Hezbollah agit comme un prolongement de la stratégie régionale de l’Iran, Téhéran étant à l’origine de plusieurs groupes armés au Moyen-Orient, dont le Hamas et les Houthis. Il a décrit le Hezbollah comme faisant partie d’un réseau plus large d’acteurs soutenus par l’Iran contribuant à l’instabilité régionale.

M. Rubio a indiqué que Washington cherchait à faciliter des discussions entre le Liban et Israël sous médiation américaine. Des avancées nécessiteraient un renforcement de l’armée libanaise afin qu’elle dispose de la «capacité de défier le Hezbollah et de le désarmer».

Iran : sanctions et escalade

Évoquant l’Iran, M. Rubio a souligné que les actions américaines dans la région étaient «défensives».

«Il ne s’agit pas d’une opération offensive. Il s’agit d’une opération défensive. Si l’Iran attaque un navire, nous répondrons», a-t-il déclaré, ajoutant que deux navires marchands battant pavillon américain avaient traversé avec succès le détroit d’Ormuz.

M. Rubio a indiqué que les États-Unis renforçaient l’application des sanctions visant à limiter la capacité de l’Iran à générer des revenus. Il a averti que toute institution financière ou acteur commercial étranger facilitant le contournement des sanctions s’exposerait à des sanctions secondaires et à une éventuelle exclusion du système financier américain.

Il a affirmé que ces mesures visaient à réduire les capacités financières de l’Iran, estimant que le blocus coûtait à Téhéran 500 millions de dollars par jour et que 90% du commerce total iranien avait été interrompu.

«La préférence du président est la paix», a-t-il déclaré, ajoutant qu’une voie négociée pourrait conduire l’Iran vers la stabilité. Il a toutefois averti que l’Iran «ne devrait pas tester la détermination des États-Unis», précisant que la poursuite de l’engagement diplomatique restait conditionnée à une désescalade.

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