Un groupe de députés sunnites a tenu, samedi, une réunion consultative. Dans un communiqué, publié à l’issue de la réunion, les participants ont unanimement soutenu la démarche de l’État visant à engager des négociations avec Israël dans le respect des cadres constitutionnels, dans l’objectif de parvenir à un cessez-le-feu et de «préserver le Liban des répercussions du conflit, dans le respect de l’intérêt national supérieur.
Ils ont également mis en avant la nécessité d’une coordination étroite entre la présidence de la République et le gouvernement, tout en réaffirmant des principes essentiels: le monopole par l’État de la décision de guerre et de paix, la récupération de l’ensemble du territoire libanais, le retour des prisonniers et l’achèvement du tracé définitif des frontières.
Le soutien à l'État et à la gouvernance
Les députés ont affirmé leur engagement à «préserver la constitution et l’accord de Taëf» comme fondement de la stabilité du pays. L'accord de Taëf, qui avait mis fin à la guerre au Liban en 1989 et a redéfini l'équilibre politique du pays, est considéré par les parlementaires comme un cadre protecteur pour l'unité nationale et l'organisation de la vie politique, rappelant que cet accord avait été conclu avec un rôle central de l’Arabie saoudite.
Ils ont également souligné qu’en période de crise, le seul recours demeure l’État et ses institutions, réitérant leur soutien au gouvernement dirigé par le Premier ministre Nawaf Salam dans la mise en œuvre de ses décisions, notamment celles des 5 et 7 août 2025 et du 2 mars 2026. Ils ont enfin insisté sur la nécessité de passer de l’adoption des mesures à leur application intégrale, en particulier en ce qui concerne le monopole des armes entre les mains de l’État, sans exception.
Appel à un cessez-le-feu et des négociations avec Israël
Le groupe de députés a exprimé son soutien aux démarches diplomatiques du gouvernement libanais en vue d’un cessez-le-feu avec Israël, dans le cadre constitutionnel et en protégeant les intérêts nationaux. Ce processus doit permettre de neutraliser le Liban des effets de la guerre, tout en préservant ses droits à la souveraineté et à la sécurité nationale. Parmi les priorités figurent la restauration des terres libanaises occupées, la libération des prisonniers, et la finalisation du tracé des frontières maritimes.
Les participants ont également condamné les attaques israéliennes visant des militaires, des civils, des journalistes ainsi que des membres de la défense civile et du personnel médical, rejetant toute atteinte contraire au droit international et aux infrastructures humanitaires.
Parallèlement, ils ont insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de l’armée et des forces de sécurité, d’étendre l’autorité de l’État à l’ensemble du territoire libanais et ont exprimé leur soutien à la proclamation de Beyrouth une ville sans armes.
Un appel à la reconstruction et à la stabilité économique
L’appel à l'unité nationale a également été un point central du débat. Les députés ont souligné que le Liban dispose d’une «occasion réelle» de profiter du soutien international pour la reconstruction et l'amélioration de la situation économique et financière, à condition que l'État assume pleinement ses responsabilités. Le rétablissement de la stabilité sociale et économique a été jugé essentiel pour garantir la paix et le développement équilibré du pays.
Dans leur communiqué, les parlementaires ont également insisté sur l’importance de préserver l’unité nationale et le vivre-ensemble, en rejetant tout discours incitatif ou conflictuel, tout en réaffirmant les constantes nationales et la nécessité de renforcer la cohésion. Ils ont par ailleurs appelé à l’adoption d’une loi d’amnistie générale, juste et globale, garantissant l’équité et l’égalité, parallèlement au renforcement de l’État de droit et à son application à tous sans exception.
L’importance du soutien arabe pour le Liban
Enfin, les parlementaires ont souligné l'importance du rôle des pays arabes dans le soutien au Liban, particulièrement l'Arabie saoudite, qui a été un acteur clé dans la préservation des institutions libanaises. Ils ont mis l’accent sur l’importance de maintenir un dialogue constructif avec les voisins et partenaires arabes pour garantir la stabilité de la région.



Commentaires