Conflit israélo-palestinien: réunion internationale à Paris le 12 juin sur la solution à deux États
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'adresse aux participants d'une réunion du Conseil national de défense sur la guerre au Moyen-Orient au palais de l'Élysée à Paris, le 8 avril 2026. ©TOM NICHOLSON/POOL/AFP

La France organisera le 12 juin à Paris une réunion internationale consacrée à la solution de paix au conflit israélo-palestinien dite à deux États, a annoncé jeudi son ministre des Affaires étrangères dans un message vidéo, diffusé à Tel-Aviv à l’attention d’un rassemblement pacifiste.

Après la «décision capitale» par la France de reconnaître l’État de Palestine en septembre, Paris accueillera le 12 juin «une conférence internationale pour que les sociétés civiles israélienne et palestinienne puissent faire entendre leur voix», a déclaré Jean-Noël Barrot à l’adresse des participants au «Sommet populaire de la paix».

L’événement est organisé par «It’s time» («Il est temps»), une coalition se présentant comme une alliance de 80 organisations œuvrant à mettre fin ensemble au conflit israélo-palestinien par un accord politique garantissant aux deux peuples le droit à l’autodétermination et à une vie en sécurité.

Quelques centaines de personnes participent à ce rassemblement jeudi après-midi à Tel-Aviv, ont constaté des journalistes de l’AFP.

«Alors que le Proche-Orient demeure profondément meurtri par les attaques terroristes du 7 octobre (2023) en Israël, par plus de deux ans et demi de guerre dévastatrice à Gaza et par une crise humanitaire qui hélas ne faiblit pas, votre présence ici est un acte de résistance à la fatalité et à la résignation», a affirmé le ministre français.

M. Barrot a tenu ces propos alors que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, refuse avec la dernière énergie l’émergence d’un État palestinien souverain et pleinement indépendant en Cisjordanie et à Gaza. Il s’emploie sur le terrain à rendre impossible cette solution et étend la colonisation.

Du côté palestinien, l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, rival du mouvement islamiste Hamas (à l’origine de l’attaque du 7-Octobre) et partisan du processus de paix aujourd’hui moribond lancé par les accords d’Oslo (1993), apparaît extrêmement fragilisée et très impopulaire.

AFP

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