L’administration américaine a demandé à ses ambassades de tenter de convaincre ses alliés de rejoindre une coalition internationale chargée de sécuriser le détroit d’Ormuz, a indiqué à l’AFP jeudi un responsable du département d’État.
Le «Mécanisme de liberté maritime» (MFC) prendra «des mesures pour garantir un passage en toute sécurité, notamment en fournissant des informations en temps réel, des conseils en matière de sécurité et une coordination», a expliqué ce responsable.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, reste soumis à un double blocus iranien et américain.
Et un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison Blanche envisageait de «poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire», alors que les négociations sont au point mort.
En réaction, le pétrole a bondi jeudi à plus de 125 dollars le baril.
Le siège du MFC, prévu à Washington, «servira de centre névralgique pour les opérations diplomatiques, rassemblant les partenaires et l’industrie du transport maritime commercial», a ajouté le responsable du département d’État.
Le MFC permettra aussi «de diffuser et harmoniser les mesures économiques destinées à imposer des coûts à l’Iran pour sa perturbation de la sécurité maritime».
Donald Trump avait pressé ses alliés européens d’intervenir fin mars, avant de se plaindre de leur refus d’envoyer des forces dans la région.
«Il est assez triste que l’Otan ait tourné le dos aux Américains au cours des six dernières semaines, quand ce sont les Américains qui financent leur défense», avait notamment regretté la Maison Blanche.
Selon le Wall Street Journal, qui a révélé le projet, un télégramme du département d’État américain explique aux partenaires des États-Unis que leur «participation renforcera notre capacité collective à rétablir la liberté de navigation et à protéger l’économie mondiale».
Le document juge «essentielle» une action collective pour notamment «imposer des coûts significatifs à l’obstruction iranienne du transit par le détroit».
AFP



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