Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes
Un pétrolier brut américain au large de la raffinerie Chevron d’El Segundo, en Californie, le 4 mars 2026. La guerre entre les États-Unis et l’Iran a pratiquement paralysé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial ainsi que d’importants volumes de gaz naturel liquéfié. ©Patrick T. Fallon / AFP

Les États-Unis ont indiqué examiner les dernières propositions iraniennes visant à débloquer le détroit d’Ormuz, deux mois après le déclenchement du conflit qui perturbe fortement l’économie mondiale.

Une nouvelle offre de Téhéran est «en cours d’examen», a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, après des informations évoquant une médiation pakistanaise.

Les tentatives de relance des discussions sur un cessez-le-feu durable et la réouverture du détroit restent bloquées, malgré une trêve en vigueur depuis près de trois semaines.

Avant la guerre, environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitaient par ce passage stratégique, aujourd’hui soumis à un double blocus iranien et américain.

Selon Axios, l’Iran propose de rouvrir le détroit avant de reporter les négociations sur le nucléaire.

«Mieux que ce que nous pensions» 

À Washington, où Donald Trump a réuni ses conseillers, les autorités restent prudentes sur le contenu de l’offre.

«Nous n’allons clairement pas négocier par voie de presse», a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio, tout en estimant que la proposition iranienne était «meilleure que ce que nous pensions».

Il a toutefois insisté sur la nécessité d’empêcher durablement l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.

Parallèlement, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a rencontré Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, imputant l’échec des négociations aux «exigences excessives» américaines.

Moscou a affirmé vouloir «tout» faire pour parvenir à une paix rapide tout en poursuivant sa relation stratégique avec Téhéran.

«Bilan révisé à Minab» 

L’Iran réclame des «garanties crédibles» pour sa sécurité, tandis qu’un projet de loi prévoit de placer le détroit d’Ormuz sous contrôle militaire.

Washington rejette cette idée, estimant qu’aucun pays ne peut décider de l’accès à une voie maritime internationale.

Sur le terrain, la population iranienne subit de plein fouet les conséquences économiques du conflit.

La guerre, déclenchée le 28 février, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Un bilan révisé fait état de 155 morts, dont 120 enfants, dans le bombardement de l’école de Minab.

Au Liban, de nouvelles frappes israéliennes ont fait quatre morts et 51 blessés, portant à au moins 40 le nombre de victimes depuis la trêve du 17 avril.

AFP

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