Des pourparlers qui s’annoncent compliqués débutent mardi en Irak pour former un gouvernement, après la nomination d’un nouveau Premier ministre, Ali al-Zaidi.
Cette désignation intervient après des mois d’impasse politique, notamment en raison des pressions américaines contre le retour de Nouri al-Maliki, jugé trop proche de l’Iran.
Depuis 2003, l’Irak tente de maintenir un équilibre fragile entre ses relations avec les États-Unis et sa proximité avec Téhéran.
Le président Nizar Amedi a chargé Ali al-Zaidi de former un gouvernement, soutenu par le Cadre de coordination, une alliance chiite majoritaire au Parlement.
Considéré comme une figure de compromis, peu expérimentée politiquement, Ali al-Zaidi dispose de 30 jours pour former une équipe qui devra être approuvée par le Parlement.
Un processus sous tension
La répartition des portefeuilles devrait susciter d’intenses négociations entre les différentes forces politiques, notamment chiites, sunnites et kurdes.
Le futur gouvernement devra aussi composer avec un contexte régional instable, l’Irak étant impliqué indirectement dans la guerre au Moyen-Orient.
S’il réussit, Ali al-Zaidi remplacera Mohammed Chia al-Soudani, affaibli après son incapacité à contenir les tensions entre groupes pro-iraniens et intérêts américains.
Selon certaines sources, cette nomination aurait été validée après consultation avec des représentants américains.
AFP



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