Nouvel échec en Irak pour nommer un Premier ministre
L’ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki quitte un bureau de vote à Bagdad après avoir voté, le 11 novembre 2025, lors des élections législatives en Irak. ©Ahmad Al-Rubaye / AFP

La principale coalition chiite irakienne a de nouveau échoué vendredi à trouver un candidat au poste de Premier ministre, après de fortes pressions américaines pour empêcher la nomination d'un ancien titulaire du poste, Nouri al-Maliki.

Les dirigeants du Cadre de coordination, une alliance de factions chiites majoritaire au Parlement, se sont réunis en vain trois fois cette semaine.

Après une réunion vendredi n'ayant pas abouti à un résultat, une nouvelle est prévue samedi pour décider du candidat au poste de Premier ministre, a indiqué l'agence de presse officielle INA.

En janvier, le président américain Donald Trump avait menacé de retirer tout soutien à Bagdad si Nouri al-Maliki, perçu comme proche de l'Iran voisin, revenait au pouvoir.

M. Maliki avait alors refusé de renoncer, fort du soutien du Cadre de coordination. Mais la situation s'est encore compliquée avec la guerre déclenchée au Moyen-Orient le 28 février, qui a vu des groupes pro-iraniens lancer des attaques contre les intérêts américains depuis l'Irak.

Le Parlement a élu le 11 avril un président, Nizar Amedi, qui dispose théoriquement de 15 jours pour nommer un Premier ministre, issu du bloc majoritaire au Parlement.

Plusieurs noms circulent parmi les candidats potentiels, notamment celui du Premier ministre par intérim Mohamed Chia al-Soudani, le chef des services de renseignement Hamid al-Shatri, et Bassem al-Badri, qui dirige un comité chargé d'interdire aux membres du parti Baas de Saddam Hussein d'exercer des fonctions publiques.

Conformément au système de partage du pouvoir en vigueur en Irak, le poste de Premier ministre revient à un chiite, la présidence du Parlement à un sunnite et la présidence de la République, un poste largement honorifique, est attribuée à un Kurde.

Depuis l'invasion menée par les Etats-Unis qui a renversé Saddam Hussein en 2003, l'Irak tente de maintenir un équilibre délicat entre ses liens avec les Etats-Unis et sa proximité avec Téhéran.

AFP

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