Le Liban a frappé lundi à Sanya. Dans le cadre des Jeux asiatiques de plage disputés dans la ville chinoise, le teqball lui a offert une médaille de bronze historique sur la scène continentale, pendant que le volleyball de plage masculin refermait son tournoi en quart de finale, battu par l’Iran. Une journée coupée en deux, entre podium inédit et sortie sans honte.
Sur le sable chinois, le Liban a d’abord cueilli ce que tout tournoi promet sans jamais le garantir: une place sur la boîte. Le duo Ahmad Orabi-Mohammad Hafez a décroché le bronze en teqball, première médaille libanaise à ce niveau asiatique dans la discipline. Une vraie performance, construite avec sérieux et sans détour, après trois victoires de rang face aux Philippines, au Laos puis au Vietnam, toutes sur le même score de 2 sets à 0.
Le teqball libanais monte sur la boîte
Il y a, dans cette médaille, quelque chose de fondateur. Le teqball libanais n’est ni la vitrine la plus installée du sport national ni la discipline la plus exposée, mais à Sanya, il a frappé juste. Orabi et Hafez ont su imposer leur tempo, dompter les conditions et faire parler leur maîtrise technique.
Trois matches, trois victoires, zéro détour. Le parcours a eu de la tenue, mais aussi du nerf. Le Liban n’a pas volé sa place sur le podium; il l’a prise. Et dans un sport où tout va vite, où il faut lire, ajuster et exécuter presque dans le même souffle, le tandem libanais a montré une vraie maîtrise.
Cette médaille a donc une double portée: elle garnit le tableau libanais, mais elle donne surtout au teqball national un premier vrai repère asiatique. À l’échelle d’une campagne comme celle de Sanya, ce n’est pas une ligne de plus. C’est un cap.
L’Iran coupe la route du volley
Dans l’autre grand dossier du jour, le volleyball de plage masculin a, lui, vu sa belle série s’arrêter net. Opposés à l’Iran en quart de finale, Hadi Chbib et Jad Abi Karam ont cédé en deux sets, 21-10 et 21-14, face à un adversaire supérieur dans l’impact, le rythme et la maîtrise.
Le revers est clair. Mais il ne gomme pas le tournoi libanais. Avant de tomber sur cet obstacle, le duo avait signé une campagne de belle facture: victoire contre l’Indonésie, victoire contre la Corée du Sud, qualification arrachée face au Kazakhstan après un match tendu en trois sets. Même la défaite contre la Thaïlande, plus tôt dans le tournoi, n’avait pas brisé l’élan.
C’est ce qu’il faut retenir aussi: ce quart de finale perdu ne ferme pas seulement une porte, il révèle surtout le chemin parcouru. Pour la première fois, le Liban a placé son équipe masculine parmi les huit meilleures formations asiatiques en volleyball de plage. À ce niveau, ce n’est pas un détail de tableau. C’est un vrai palier.
Une journée qui laisse une trace
Au fond, la journée libanaise à Sanya raconte assez bien la logique de cette campagne: un sport qui grimpe sur le podium, un autre qui s’invite parmi les meilleurs, et au milieu une délégation qui ne s’est pas contentée de faire acte de présence.
Le teqball repart avec du bronze autour du cou. Le volleyball, lui, quitte la scène sans médaille, mais avec un parcours qui compte. Dans les deux cas, le Liban a montré autre chose qu’un simple passage. Il a gagné des matches, bousculé des habitudes et signé, sur le sable asiatique, une séquence qui laisse une vraie trace.




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