Le secrétaire américain à la Justice a annoncé jeudi le reclassement du cannabis dans une catégorie moins restrictive, une décision qui doit notamment faciliter son usage médical et ouvrir la voie à un possible assouplissement fédéral plus large.
Cette décision fait suite à un décret présidentiel signé le 18 décembre par Donald Trump, visant à encourager la recherche médicale sur le cannabis, selon un communiqué du ministre de la Justice par intérim, Todd Blanche.
Bien que trois quarts des Américains vivent désormais dans un État où le cannabis est légal, cette décision ne le dépénalise pas encore au niveau fédéral.
Mais elle reclasse cette drogue de la catégorie 1, la plus restrictive de la nomenclature, comprenant notamment l’héroïne, le LSD ou l’ecstasy, à la catégorie 3, qui regroupe des substances présentant un risque de dépendance modéré à faible, comme certains médicaments à base de codéine.
Le ministre a également annoncé le lancement d’un «processus administratif accéléré» pour examiner un reclassement plus large du cannabis, y compris pour des usages non médicaux, à partir du 29 juin.
«Ces mesures permettront de mener des recherches plus ciblées et plus rigoureuses sur la sécurité et l’efficacité de la marijuana, d’élargir l’accès des patients aux traitements et de permettre aux médecins de prendre des décisions de santé mieux informées», a-t-il affirmé.
Cette nouvelle classification fédérale pourrait avoir d’importantes répercussions économiques, en allégeant les contraintes pesant sur les entreprises cultivant ou commercialisant du cannabis.
Le prédécesseur démocrate de Donald Trump, Joe Biden, avait soutenu une dépénalisation fédérale du cannabis, sans toutefois parvenir à la faire adopter.
Le cannabis, dérivé du chanvre, avait été classé en catégorie 1 en 1970 sous la présidence de Richard Nixon, dans le cadre de la «guerre contre les drogues».
AFP



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