Un responsable iranien dit que l'Iran perçoit ses premières recettes des droits de passage à Ormuz
Une photo diffusée par le site officiel du Corps des Gardiens de la Révolution islamique montre des embarcations manœuvrant autour d’un pétrolier lors d’un exercice militaire mené par des membres des Gardiens et de la marine dans le détroit d'Ormuz, le 17 février 2026. ©Sepah News / AFP

Un haut responsable du Parlement iranien a déclaré jeudi que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des droits de passage qu’il a instaurés dans le stratégique détroit d’Ormuz.

Point de passage par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, Ormuz est devenu un foyer majeur de tensions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l'attaque isrélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 18 avril, la situation y demeure très volatile avec l'Iran bloquant le détroit et les Etats-Unis imposant un blocus des ports iraniens. Plusieurs incidents s'y sont déroulés ces derniers jours.

«Les premiers revenus provenant des droits de passage du détroit d’Ormuz ont été déposés sur le compte de la Banque centrale», a déclaré Hamidreza Hajibabaei, vice-président du Parlement iranien, selon l’agence de presse Tasnim.

D’autres médias ont repris la même déclaration sans fournir davantage de précisions.

L'Iran n’a autorisé depuis le 28 février qu’un nombre très limité de navires à franchir le détroit qui, outre les exportations mondiales de pétrole et de gaz, sert au transport d’autres biens essentiels.

Le 30 mars, des médias d’Etat iraniens avaient indiqué que la commission de sécurité du Parlement avait approuvé ces projets de péages, mais on ignore si un vote final du Parlement sur la proposition s'est tenu.

Le président américain Donald Trump fait pression sur l’Iran pour rouvrir le détroit, et l'Iran fait de la fin du blocus américain une des conditions pour retourner à la table des négociations en vue de mettre fin durablement au conflit.

Le Royaume-Uni a accueilli cette semaine des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

AFP

 

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