Le dollar s’inscrit en hausse mardi après l’annonce par la télévision d’État iranienne qu’aucune délégation du pays n’était jusque-là partie pour participer à des pourparlers avec Washington, tandis que la livre pourrait pâtir du scandale Mandelson.
Le billet vert avait lundi faibli en raison de «la perspective d’un dialogue» entre l’Iran et les États-Unis malgré «le regain de tensions», selon Stephen Innes, analyste chez SPI AM.
Mais le dollar a repris de l’élan mardi matin alors que les négociations semblent plus incertaines, à l’approche de l’expiration du cessez-le-feu de deux semaines entre les deux ennemis qui doit se conclure «mercredi soir, heure américaine» selon Donald Trump.
«Jusqu’ici, aucune délégation iranienne n’est partie pour Islamabad, au Pakistan, qu’il s’agisse d’une délégation principale ou secondaire», a annoncé la télévision d’État, démentant des informations affirmant le contraire.
«Le risque d’une escalade militaire majeure, susceptible de faire grimper significativement le dollar, demeure», estime Samara Hammoud, analyste chez CBA.
Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), la devise américaine prenait 0,26% à la monnaie unique européenne, à 1,1758 dollar pour un euro.
Le candidat désigné par Donald Trump pour prendre la tête de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, doit aussi être auditionné mardi à partir de 14H00 GMT à Washington devant le Sénat, avant sa confirmation.
Dans ses propos introductifs, consultés lundi par l’AFP, M. Warsh prévoit d’insister sur la nécessité d’«une politique monétaire indépendante».
Bien que «peu surprenants», ces commentaires «devraient rassurer davantage quant à sa volonté» de «ne pas céder aux appels du président Trump en faveur d’une baisse des taux, sauf si cela est justifié par des fondamentaux économiques solides», souligne Lee Hardman, analyste chez MUFG.
La monnaie britannique reculait pour sa part de 0,23% face au billet vert, à 1,3503 dollar pour une livre.
La livre sterling a perdu jusqu’à environ 0,4% face au dollar quand Olly Robbins, un haut fonctionnaire limogé par le Premier ministre Keir Starmer, a commencé à témoigner dans le cadre d’une audition parlementaire, indiquant qu’il avait subi des pressions pour donner son feu vert à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis.
«Son témoignage pourrait fragiliser la position de Starmer», et son départ pourrait faire baisser la livre, souligne Mme Hammoud.
Le Premier ministre britannique a reconnu lundi devant les députés avoir fait une erreur en nommant M. Mandelson à ce poste malgré ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein.
AFP



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