Le dollar perd encore du terrain mercredi face aux espoirs de désescalade au Moyen-Orient, Donald Trump ayant évoqué une possible fin du conflit d'ici «deux ou trois semaines».
Vers 19H00 GMT, le billet vert lâchait 0,28% face à la monnaie unique européenne, à 1,1586 dollar pour un euro et perdait 0,58% face à la devise britannique, à 1,3302 dollar pour une livre.
Les cambistes sont «de plus en plus convaincus que les États-Unis souhaitent que cette guerre prenne fin», remarque auprès de l'AFP Adam Button, de ForexLive.
«Le marché envoie un signal assez fort et il est optimiste», poursuit l'analyste.
En cause: le président américain a dit mardi que les États-Unis partiront «très bientôt» de l'Iran, parlant d'un délai de «deux, peut-être trois semaines».
Ces propos ont fait monter les Bourses, chuter le pétrole, et par effet d'entraînement baisser la devise américaine
«Le dollar a été le refuge idéal après le début du conflit», note Adam Button, car les États-Unis - premier producteur mondial de brut - sont techniquement moins exposés à un choc pétrolier.
La devise américaine a aussi profité de la flambée des prix des hydrocarbures, libellés en dollar.
De nombreuses questions demeurent toutefois quant à une possible trêve, estime M. Button.
Donald Trump a assuré mercredi que le président iranien réclamait un cessez-le-feu. Mais le pouvoir iranien a rejeté ces affirmations.
En outre, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont réaffirmé mercredi que le détroit d'Ormuz - par lequel transite un cinquième du pétrole mondial - resterait fermé aux «ennemis» du pays.
Du côté des opérations militaires, l'armée israélienne a dit mercredi qu'elle avait conduit une «vague de frappes de grande ampleur» qui visaient des infrastructures des autorités iraniennes «à Téhéran».
Les acteurs du marché suivront donc avec attention l'allocution de Donald Trump prévue en fin de journée, à 21H00 (01H00 GMT jeudi), lors de laquelle le président américain doit «donner de nouvelles informations importantes sur l'Iran».
AFP


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