Le chef du Parlement Nabih Berry a réaffirmé son soutien au principe de négociations entre le Liban et Israël, à condition qu’elles restent indirectes, tout en rejetant toute tentative israélienne d’imposer des lignes de démarcation dans le sud du pays.
Dans un entretien accordé au quotidien al-Joumhouria, il a déclaré être «certainement favorable à des négociations entre le Liban et Israël, mais indirectes», rappelant les précédents en la matière. «Nous avons de nombreuses expériences passées, et j’ai personnellement mené de longues séries de négociations indirectes avec un grand nombre d’émissaires américains, dont Amos Hochstein, avec lequel nous sommes parvenus à un accord dans le dossier de la délimitation maritime», a-t-il souligné.
Il a également évoqué les discussions portant sur les points litigieux le long de la Ligne bleue, affirmant que «nous avons réussi à trancher la majorité d’entre eux, et il n’en reste que cinq ou six». Revenant sur l’élaboration de la résolution 1701, il a mentionné l’ancien responsable américain David Welch, ajoutant: «Nous disposons du “mécanisme” comme cadre de négociation».
Interrogé sur les résultats attendus des négociations directes, Nabih Berry s’est abstenu de tout commentaire.
Concernant la trêve de dix jours, il a appelé les déplacés à la prudence, estimant que le cessez-le-feu «ne protège absolument pas contre une perfidie israélienne».
Le chef du législatif a par ailleurs rejeté catégoriquement les «lignes» annoncées par Israël dans le sud, affirmant: «Il n’y a ni lignes jaunes, ni lignes rouges, ni lignes vertes, ni lignes d’aucune couleur. Elles ne nous concernent pas et nous ne pouvons en aucun cas les accepter».
Il a insisté sur la nécessité d’un retrait israélien des zones occupées, martelant que «cette terre est libanaise, et le Liban ne peut tolérer qu’un seul mètre lui soit retiré». «S’ils insistent pour rester, ils seront confrontés à la résistance, et notre histoire en témoigne», a-t-il ajouté.
Selon lui, «c'est par leur occupation et leurs agressions qu'ils nous ont contraints à la résistance ; ils nous ont forcés à résister pour libérer notre terre et préserver la souveraineté de notre pays».



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